Cartographie sonore des langues du monde (Labex EFL)

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Sommaire

Actions spécifiques de valorisation (ASV)

Entête

  • Nom et prénom du demandeur: Jorge GARCIA FLORES
  • Axe: c'est l'ensemble du labex qui est concerné mais particulièrement l'axe 3 et l'axe 6

Description de l'action

Notre action vise à valoriser la richesse linguistique portée par le labex. Dans un premier temps il s'agira de visualiser les langues étudiées au sein du labex sur une carte géographique accessible au grand public. Un accès multimédia aux données sonores recueillies par les chercheurs serait également souhaitable. L'idée est de permettre à un utilisateur non averti de prendre la mesure de la diversité des langues, de mesurer l'étendue des recherches faites au sein du labex et d'effectuer des parcours sonore dans le paysage linguistique modelé par ces langues. Plus qu'un accès académique aux données comme le propose le Max Plank Institute (NOTE ?), on privilégiera un accès ludique : une phrase d'une œuvre littéraire pourrait être traduite dans toutes les langues (exemple: l'incipit du Petit Prince) ou des productions littéraires orales propres à chaque langue pourraient êtres rendues accessibles.

L'objectif est de produire une application web qui sera rattachée au site du labex. On considère deux cas d'utilisation :

  1. la visualisation des langues sur une carte géographique basée sur Google Maps
  2. Le parcours sonore de ces langues (éventuellement en interface avec Google Maps)

À la suite de ce projet, une application de balades linguistiques sonores pour smartphone pourrait être développée, avec des éventuelles interfaces avec les réseaux sociaux.

Type d'action

Action de valorisation

Objectif

Valoriser la richesse linguistique portée par le labex avec une application web multimedia qui permettrait de visualiser la diversité des langues étudiées sur une carte géographique du monde, ainsi que d'effectuer des parcours sonores de ce paysage linguistique. Un objectif secondaire est d’introduire l'internaute non averti en linguistique à la richesse culturelle du patrimoine linguistique mondial représenté par ces langues.

Contexte

Les chercheurs du labex EFL (notamment ceux de l'axe 3) s'intéressent entre autres aux variations typologiques d'une large famille des langues, comme les langues austronésiennes, afro-asiatiques, tibéto-birmanes, dravidiennes et iraniennes. Ils travaillent aussi avec des langues moins décrites ou pas de tout étudiées de l'Afrique, l'Asie et l'Océanie. Ils possèdent encore des corpus oraux des langues de la Guyane. Quant à l'étude de la dynamique des systèmes linguistiques, ils travaillent avec des langues orales de l'aire du Sahara Soudanais. Par ailleurs, des études cognitives sont aussi réalisées sur des langues mieux décrites, comme l'arménien, le grec, le russe, le roumain, le wolof et l'hindi.

Réalisations attendues

  1. Une application web rattachée au site du labex qui permette de visualiser toutes les langues étudiées par les chercheurs du labex EFL (objectif à 4-6 mois)
  2. Des parcours sonores où l'utilisateur puisse écouter chaque langue (objectif à 12 mois, fonctionnalités à spécifier collectivement)

Méthode

Cycle de vie

  • Itération 0
  1. Développement d'un prototype non fonctionnel
    1. [DONE] 1ère version
      • Carte, zoom, donnée sur la carte et tableau générale des données
    2. [TODO] 2ème version: 3 mars 2015
      1. Détail de données par point dans la carte (on clique et on voit le détail des données).
      2. Son
  • Itération 1 : Cartographie
  1. Analyse de besoins avec les chercheurs intéressées dans le labex
  2. Collecte d'un premier jeu de données
  3. Mise en ligne d'un premier système fonctionnel (version 1.0)
  • Itération 2: Parcours sonores
  1. Analyse de besoins concernant les parcours sonores avec les chercheurs du labex
  2. Développement du deuxième prototype fonctionnel
  3. Collecte d'un deuxième jeu de données
  4. Mise en ligne d'un deuxième système fonctionnel (version 1.0)
  • Itération 3: Besoins supplémentaires
  1. Évaluation du deuxième prototype fonctionnel avec les chercheurs du labex
  2. Analyse de besoins concernant:
    • Las mise en ligne de données par crowdsourcing
    • L'interaction avec les réseaux sociaux
    • L'interaction avec Google street maps
  3. Développement de la version finale du système
  • Itération 4: Tests et transfert
  1. Développement de la version 3.0 du système
  2. Tests et mise en ligne de la version 3.0

Architecture

L'architecture sera celle d'une application web classique. Dans un premier temps, l'application serait hébergée par les serveurs de l'Université Paris 13. À la fin de la deuxième itération une étude sera réalisée pour déterminer si la version finale de l'application devra être hébergée à Paris 13 où à Paris 3, où le site du labex est actuellement hébergé.

Liste de personnes concernées

  • Jorge Garcia Flores (coordination, encadrement)
  • Doctorant informaticien (développement)
  • Adeline Nazarenko (conseil)
  • Les chercheurs du labex EFL (fournitures des données et test)

Portée sur le monde socio-économique, culturel, institutionnel

Le système se veut une vitrine du patrimoine scientifique porté par les recherches du labex EFL. En tant qu'application web ouverte à tout le monde, il ferait découvrir à un public non averti en linguistique la portée de ces recherche ainsi que leur grande diversité géographique et culturelle.

Retours attendus pour le labex

Une visibilité accrue des recherches du labex et de leur diversité linguistique. Peut être des retombées médiatiques.

Valeur ajoutée du financement du labex

Le budget demandé vise à financer le travail d'un ingénieur à temps partiel, ce type de développement ne relevant pas d'un travail de recherche.

Site web

Données

Données génériques pour toutes les langues représentées

  1. Nombre de locuteurs
  2. Pays
  3. Glottonyme
  4. Classification par famille
  5. Échantillon sonore
  6. Traduction en français du contenu de l'échantillon sonore (si possible)

Saami de Lule

  • Contact: Noora Fangel-Gustavson, Laboratoire de Phonétique et Phonologie
  • Nombre de locuteurs : ~650 (Chiffre tiré de Morén- Duolljá (2013), basé sur la UNESCO Red List et les recherches de Morén-Duolljá.)
  • Pays : Norvège et Suède
  • Glottonyme : Saami de Lule / Julevsámegiella
  • Classification par famille : Ouralienne, finno-ougrienne
  • Référence: MORÉN-DUOLLJÀ, B. (2013.) Lule Saami Morphology: Back to Basics. Presentation. II workshop. University of Tromsø. 19 Feb. 2013

Ghul,Avar,Budugh,Dargi (Quppa),Dargi (Tsugni),Dargi (Kaytag),Hinuq,Kryz,Kubachi,Lak,Lezgi,Rutul (Beorch),Rutul (Ikhrek),Rutul (Muxad),Rutul (Shinaz),Tabasaran,Tchétchène,Tindi,Tsakhur,Tsez,Udi

  • Contact: Gilles Authier (INALCO)

Gbaya

  • Contact: Paulette Roulon-Doko (LLACAN)
  • Ressources
    1. Virelangues (conscience phonologique à partir des jeux de mots)
    2. Vidéos: les paroles du soufflet de forge (comptes)
    3. Canal U
    4. Livre didactique pour enfants: le sillabaire

Bambara, Malinke, écriture NKO, Dan, Ngen, Goo

  • Contact: Valentin Vydrin (LLACAN)
  • Ressources
    • Bambara
      1. Dictionnaire en ligne
      2. Corpus éléctronique de textes (presse, littérature orale, légale)
      3. Google corpus bambara reference
      4. Griots, bardes, tradition orale, épique
      5. Photos et vidéos de la fête de publication du dictionnaire
      6. Concordancier, dictionnaire
    • Écriture NKO
      1. Livres pour enfants
    • Dan
      1. Vidéos sur les tons (langue championne du monde en tons)
    • Goo
      1. Nouvelle langue: on vient de la découvrir, compréhensible avec les langues voisines, mais système phonologique pas de tout semblable aux voisins, culture propre, ses locuteurs la considère comme une lange différente, Côte d'Ivoire, Guinée

Arabe yemenite

  • Contact: Samia Naim (LACITO)
  • Ressources: étude sur la maison yemenite (préposition spatiales)

Écriture maya préhispanique

  • Contact: Jean-Michel Hoppan (SeDyL, CELIA)
  • Ressources: images de gliphes maya avec commentaires

Pangloss (langues rares) et autres ressources sonores

Reflex (The reference lexicon project)

  • Contact: Guillaume Segerere (LLACAN)
  • Auteur du système REFLEX, corpus lexical de référence pour les langues d'Afrique

Hausa, Zaar, pidgin Naijá

  • Contact: Bernard Caron (LLACAN)
  • Ressources:
    1. photos personnels
    2. videos
    3. industrie de cinema hausa
    4. chanson hausa
    5. grammaire et dictionnaire français hausa
    6. CORPAFROAS (structure de l'information, syntaxe, morphologie)
    7. Zaar grammaire dictionnaire intro grammaticale, corpafroas (sketch grammaticaux) (publications chez HAL)
    8. pidgin Naijar
  • Pour CORPAFROAS, contacter Martine Vanhove, directrice d'un des axes du labex
    1. langues afro asiatique
    2. karaoke
    3. Inalco
    4. Hilbert
    5. département d'arabe magrébin
    6. RESSOURCE TRÈS INTÉRESSANTE: SOUS LA FORME D'UN KARAOKÉ ON PEUT VISIONNER LA TRANSCRIPTION
    7. descriptions gramaticales
    8. comptes, des conversations
    9. texte deroulant
    10. audio (on peut entendre la langue)
    11. une chanson annotée
  • Corpus
    1. CORTYPO (Mettouchi)
    2. corpus oraux retranscrits, et les retranscriptions sont annotés pour poivoir les étudier par la suite
    3. Annoter des courpus, des textes
    4. plusieurs familles linguistiques
      • polynésie
      • amérique du sud
      • afrique
    5. syntaxe determination
    6. comment comparer des langues du monde entier à partir d'un corpus
    7. interface internet
    8. Pousser une étape plus loin pour comparer des structures: voir les systèmes
    9. annotations morphologiques (transcription phonétique) CORPAFROAS
    10. le relations entre les verbes, le sujet et le complément CORTYPO
    11. Logiciel d'annotation développé par le Max Plank Institut ELAN
    12. Version modifiée d'ELAN pour annoter CORPAFROAS

Catalan, Espagnol, Italien (Projet NOCANDO)

  • Contact: Lisa Brunetti (Université de Lyon)
  • Analyse des structures syntaxiques dans les trois langues à partir des descriptions orales alignées des locuteurs qui décrivent la même histoire d'une grenouille

koalib (kordofanien, Soudan), casamançais (créole afro-portugais, Sénégal), capverdien (créole afro-portugais, Sénégal), occitan (indo-européen, France)

  • Contact: Nicolas Qint (LLACAN)

arménien et dialectes arméniens (espace temps)

  • Contact: Anaïd Donabedian (INALCO)

Langues australiennes aborigènes (iwaidja, mawng, gunwinggu)

  • Contact: Patrick Caudal (LLF, Université Paris 7)
  • Ressources: enregistrements

Budget

5000 euros permettant de financer sur 12 mois une mission doctorale complémentaire (de développement) pour un doctorant informaticien ne bénéficiant pas d'une mission doctorale d'enseignement en 2014-2015. Il est prévu qu'il travaille à 20% de son temps sur la mission complémentaire. L'encadrement sera assuré par Jorge Garcia Flores (IR CNRS, LIPN, membre des axes 5 et candidat à l'axe 6)

Il n'y a pas de financement complémentaire prévu sur cette action qui est proposée comme une action de valorisation du labex EFL en tant que tel.

Réunions

16/07/2015

  • Adeline, Jorge
  1. Se contraindre aux langues qui ont des ressources sonores
  2. Privilégier l'accès aux ressources sonores et l'accès par rapport à la carte
  3. Si tu clique sur la cartographie, tu entends la langue et après tu a une petite fiche avec le détail de la langue
  4. Les pages spécifiques pour chaque langue doivent être rédigées et doivent aussi être aptes pour le grand public.
  5. Il faut rédiger le mél pour les utilisateurs avec le scénario d'utilisation ("vous allez cliquer sur la carte, vous allez écouter la langue, en bas vous allez voir la traduction de ce qui est dit est en bas il y aura une petite fiche avec les données essentiels de la langue")
  6. Des données pas renseignées parce que vous n'avez pas les données ou parce que ce n'est pas renseignable)
  7. Pour ceux qui le souhaite, on prévoit des fiches plus développées avec un texte grand public qui introduise ce ressources
  8. Le truc indispensable: les ressouces sonores, la traduction et la description (plus ou moins fine et plus ou moins fouillée)
  9. Logos: EFL, LIPN, Paris 13, CNRS
  10. Mettre Nadège en copie de l'émail
  11. Il faut dire à tout le monde que l'objectif est d'avoir un premier prototype fonctionnel pour la fête de la science
  12. Biodiversité linguistique
  13. Suites possibles pour une deuxième année de projet:
    1. danger sur les langues,
    2. comparaison des graphies et des écritures (les différents alphabets),
    3. aller au déjà du sonore
    4. pousser le côté cartographique
    5. créer un web service pour que les gens rapatrient ses propres ressources et rajoutent des langues
    6. proposer au Quai de Branly de créer des postes vers notre application
  14. Rajouter dans le mél que ce projet finira après la fête de la science, mais que s'ils ont des idées de prolongation du projet ils peuvent nous faire part de ses suggestion pour décider quelle suite on donnera à ce projet

03/02/2016

  • Simon David, Caio, Jorge

ToDo

  • Simon David's first assignments would be to migrate to TAL Server and correct content errors
  • Caio proposes a lighter architecture where there would be no database in the server (Pelican on the server side and the current REACT on the client side)
  • The current application on the server side has a YAML format file with the language data
  • The main advantage of YAML is that it supports database schema changes without going to physically modify the schema. You just have a make file and a git command to perform the change.
  • The idea would be to present the site on the 2016 science fair
  • Caio proposes to clone de repository on the old machine, then find confi.json file which has the configuration of the database and set the correct values for the new server.
  • A systemd is used to start the Cartographies server
  • There's only mp3 audio because all the sound is on github and Caio doesn't want to sent heavy files to git
  • Main requirements on the first iteration (April 15th) with Simon David are:
    • Migration to TAL server
    • Content errors
    • Upgrade with new languages
    • Implement a lighter architecture

Traductions

Hausa

Transcription de Bernard Caron

Gizo et Ƙoƙi

C’est l’histoire de Gizo, l’araignée, et de sa femme Koki, la mante religieuse. Ils étaient tous les deux ensemble quand il dit à Koki, je veux manger de la sauce au chanvre. Alors il alla... alors elle dit bon, et elle, où va-t-elle trouver ce chanvre? Il fallait qu’elle aille... Ne fallait-il pas qu’elle aille à la ville? Il fallait qu’elle aille... il fallait qu’elle à la maison, à la ville où elle était née.

Quand elle arriva à sa ville, elle trouva... alors elle dit qu’elle était venue chercher du chanvre. Alors, ils lui en donnèrent. Quand ils lui eurent donné de ce chanvre, elle revint chez elle et elle le fit cuire. Quand il fut prêt, elle dit bon, Gizo, voilà ce que tu as demandé. Voilà, tu as ce que tu voulais. Alors il demanda, c'est bien ce que je voulais? Koki dit oui. Tu en as trouvé? Oui, Gizo, j'en ai trouvé. Alors il dit, eh bien, je te remercie.... mmm... Et voilà... Ils vont se régaler. Alors il lui dit : il faut trouver le plat pour l'accompagner. Alors elle dit, bon, donne-moi ce qu'il faut pour que j'aille en chercher. Alors il alla chercher de l'argent et le lui donna. Puis, elle partir acheter de quoi accompagner... de quoi manger avec ce chanvre.

Alors elle pila le mil. Quand elle l'eut pilé, elle... elle... elle... elle le mélangea pour lui. Elle l'ajouta au plat pour lui. Elle en remplit un plat pour lui. Il mangea, et mangea... Il mangea jusqu'à ce qu'il fut rassasié. Ensuite, il demanda, où sont les enfants? (Il va empêcher sa femme de manger!). Qu'on appelle les enfants! Qu'on leur donne à manger! (Eh bien!) Qu'ils mangent, eux aussi! Ils appelèrent leurs enfants. Ils ont cinq enfants. Tous reçurent leur part, absolument tous. On dit à chacun de manger. Chacun mangea jusqu'à ce qu'il fut rassasié... Elle, il ne la laissa pas manger. Il lui dit qu'elle ne devait pas manger. Si jamais elle mangeait, (il est vraiment mesquin!) ça allait chauffer pour elle.

De fait, elle ne devait même pas songer à y toucher ou à en manger. Sinon, si ils voulaient vivre en paix ensemble, eh bien, elle ne devait pas toucher à ce chanvre. (Si elle y touche, elle va le regretter.) Elle se dit, comment vais-je faire? Si elle y touche, elle va avoir des problèmes. Comment va-t-elle... Elle dit, comment est-ce possible, alors que je suis allée chercher quelque chose de mes propres mains, maintenant tu me dis que je n'ai pas le droit d'y toucher ou de le manger? Il lui dit, tu ne vas rien manger. Et si tu en manges, tu le regretteras. (Il en est tout à fait capable.) Alors, elle dit, c0est bon! (Elle lui abandonna la nourriture.) Je dois lui laisser la nourr... Alors, elle lui abandonna la nourriture.

Quant à lui, il continua à manger à en être malade. Son ventre se mit à enfler. Après que son ventre eut enflé, la diarrhée s'empara de lui. (Pas possible!) C'est alors qu'il dit, Koki, je me suis mal comporté envers toi. En m’empêchant de manger... en t'empêchant de manger, eh bien, je me suis mal comporté envers toi. Ensuite, elle dit, bon, c'est toi, j'ai dit que je voulais manger, je voulais manger et tu as refusé. C'est moi qui suis allée chercher le truc. Tu m'as obligé à aller le chercher, j'en ai trouvé et je te l'ai donnée. Et ensuite tu m'as interdit d'en manger. Eh bien, tu as été puni.

Ensuite, il se coucha et il mourut. (Mon Dieu! Il ne peut s'en prendre qu'à lui-même.)

Détail des données

  • Nombre de locuteurs : plus de 45 million (25 millions en langue première; 20 millions en langue seconde)
  • Pays : sud-Niger, nord-Nigéria
  • Glottonyme : haoussa (Hausa) ; Iso code : HAU
  • Classification par famille: langue tchadique (famille appartenant au phylum Afroasiatique), de la branche occidentale, sous-branche A.1 (Newman 2013)
  • Références: Newman, Paul. 2013. The Chadic Family: Classification and Name Index. (Electronic Publication). Mega-Chad Research Network / Réseau Méga-Tchad. http://lah.soas.ac.uk/projects/megachad/misc.html (23 February, 2014).

Naija

Transcription de Bernard Caron

Histoire d'une lionne

Je veux raconter une histoire. C'est une histoire que j'ai entendue racontée par mon arrière-grand-père. C'est l'histoire d'une méchante femme qu'un homme a épousée. L'home a épousé deux femmes. L'home a épousé deux femmes, cet homme euh... quand la mère, étant enceinte, commença à accoucher, à cette époque, les gens qui habitaient dans le village étaient peu nombreux, le nom du village était Ologba.

Au village, les gens étaient peu nombreux et vous savez, vous savez comment c'était dans les villages, les gens étaient peu nombreux, avec le pétrole qui les entourait. Cette femme, cette femme quand elle accoucha un très grand lion, une maman lion, vous savez, en pidgin, on ne peut pas dire une lionesse comme on dit en anglais, elle arriva affamée. Elle était affamée parce qu'elle venait tout juste d'avoir un petit. Elle venait juste de donner naissance à un petit. Si bien qu'elle emporta cette femme dans le bush.

Tout le monde se mit à chercher, à chercher, à chercher la femme, sans la trouver. Comme elle avait emporté la femme, ils arrivèrent là où était le lionceau, et la femme acoucha. Alors, la lionne, la lionne dit, celle qui a donné naissance à un petit ne peut pas faire de mal au petit d'une autre personne. Si bien qu'elle tua la mère, elle dévora la mère et garda le nouveau-né. C'est à dire que la lionne le garda avec son propre petit, c'est à dire le lionceau, elle les garda ensemble. Ensuite, elle appela le bébé humain Oyebe. Il devint donc Oyebe Omaotiyan. C'est à dire Oyebe, frère ainé de... frère cadet d'Otiyan. C'est ce que ça veut dire dans ma langue.

Le temps passa, ils grandirent, la lionne, la lionne dit qu'il fallait élever le garçon, que quand le garçon serait grand, son propre petit allait le manger comme elle avait mangé la mère. Donc ce qui arriva, le garçon devint de plus en plus grand, ils devinrent très proches, le garçon et le lionceau vivaient dans la forêt comme frère et sœur. En fait, ils étaient plus que frère et soeur, ils sortaient, chassaient et faisaient tout ensemble. Mème quand le lion mourait de faim, il refusait de le toucher et l'appelait, il l'appelait son frère. Même s'il tuait d'autres humains, in le le touchait même pas, car c'était son propre frère.

Détail des données

  • Naija (aussi appelé : Nigerian Pidgin)
  • Nombre de locuteurs : 5 millions en langue première ; 70 millions en langue seconde & véhiculaire
  • Pays : Nigéria
  • Glottonyme : Naija (Pidgin du Nigéria) ; Iso code : PCM
  • Classifica tion par famille: Créole à base lexicale anglaise

Zaar

Transcription de Bernard Caron

Deux méchants hommes

Un homme et son fils. Il était une fois, un homme et son fils. Ils partirent cultiver leurs champs. Sur le chemin, l'homme vit un scorpion noir. Il dit à son fils que c'était une prune et d'aller la cueillir. Le garçon y alla, et avança sa main pour le prendre quand le scorpion le piqua. Un autre homme accompagné de ses amis était parti ramasser du bois. Il revenaient à la maison quand l'homme qui marchait en dernier vit un serpent sur le bois que portait son ami. Il lui dit alors qu'il allait bientôt laisser tomber sa charge. Son ami lui dit alors: "Quoi?" L'homme répondit que quoi qu'il arrive, lui, bientôt allait laisser tomber sa charge. Ils reprirent leur marche. Peu après qu'il lui eut parlé ainsi, le serpent mordit l'homme qui laissa tomber sa charge. L'homme lui dit alors: "Eh, ne t'avais-je pas dit que bientôt tu allais laisser tomber ta charge?" Bon, tu as compris. De ce deux hommes, lequel est le plus méchant?

Détail de la langue

  • Nombre de locuteurs : 300 000
  • Pays : Nigéria, sud de l’état de Bauchi
  • Glottonyme : zaar (saya) ; Iso code : SAY
  • Classification par famille: langue tchadique (famille appartenan t au phylum Afroasiatique), de la branche occidentale, sous-branche C.1 (Newman 2013)
  • Référence: Newman, Paul. 2013. The Chadic Family: Classification and Name Index. (Electronic Publication). Mega-Chad Research Network / Réseau Méga-Tchad. http://lah.soas.ac.uk/projects/megachad/misc.html (23 February, 2014).

Gbaya

Transcription de Paulette Roulon

Salutations

―Le matin : fait-il jour pour toi ?

―Il fait jour pour moi.

―Le matin : fait-il frais pour toi ?

―Il fait frais pour moi.

―Quand on voit quelqu'un au loin c'est:

―Saluons-nous! (Serrons-nous la main)

Détail de la langue

Saami de Lule

Transcription de Laboratoire de Phonétique et Phonologie Noora Fangel-Gustavson

Måsske

Je suis sur le chemin d’un petit village qui n’a pas de routes. L’endroit s’appelle Måsske et pour me rendre là-bas je dois prendre un bateau. Chaque été on organise ”La semaine Saami de Lule” à ce joli endroit.

Détail de la langue

  • Nombre de locuteurs : ~650 (Chiffre tiré de Morén- Duolljá (2013), basé sur la UNESCO Red List et les recherches de Morén-Duolljá.)
  • Pays : Norvège et Suède
  • Glottonyme : Saami de Lule / Julevsámegiella
  • Classification par famille : Ouralienne, finno-ougrienne
  • Référence: MORÉN-DUOLLJÀ, B. (2013.) Lule Saami Morphology: Back to Basics. Presentation. II workshop. University of Tromsø. 19 Feb. 2013

Dan

Transcription de Valentin Vydrin

Une histoire drôle

Un jour dans une église un jeune homme. Il dirigeait les chants et les prières. Et les gens de l’église disaient tout le temps qu’il était très détendu! Tout le dimanche, il était détendu. Certains gens disaient qu’il avait un bon esprit. Mais autres disaient que non, qu’il y avait quelque chose dans cela qui n’était pas de bon esprit. Il y avait tout le temps cette division dans l’église. Ceux qui disaient que c’était le bon esprit, ils étaient d’un côté, et ceux qui disaient que ce n’était pas un bon esprit, que c’était une autre chose sous sa peau, il étaient d’un autre côté. Et cela continuait ainsi. Mais en fait, cet homme, lorsqu’il s’appretait à aller à l’église, il s’imbibait de vin. Et alors il venait et était très détendu, il agissait avec entrain en ravivant la messe. Maid Dieu voit tout. Un matin, il a envoyé son enfant pour qu’il achète du vin, et il lui a donné cinq mille francs. L’enfant a trouvé du vin, mais on n’avait pas de monnaie, et il a trop duré, et l’homme est parti à l’église, car c’était déjà l’heure. Ce jour-là, il était apathique, et les gens étaient étonnés: “Qu’est-ce qu’il y a ? Pourquoi est-ce qu’il est devenu si apathique ?” Il étaient en train d’en parler en le regardant, et voici un de ses fils est venu en courant. Il est entré à l’église, devant les yeux de tout le monde. Tout le monde s’est tu. L’homme a été supéfait. Il s’est arrêté, comme s’il était attaché. Et voici l’enfant s’est approché de son père et lui a dit: “Mon père, le vin que tu m’as dit d’acheter, on m’a dit qu’il n’a pas de monnaie”.

“Yɩɩ -wɔn do ‘bha =në ‘ö ya

-Dhɛkaɔyi do ‘ka =dheglizë do ‘bha bha’ ‘gü, ‘yö ‘nëglɔɔnnë do ‘bha bha =në -ya kë ‘yö yö =dheglizë -dhɛ “dhiʋ̈. ‘Yö “tan –nu oo, bhɛa” –sü -nu oo ‘yö =ya yö- -nu –dhɛ “dhiʋ̈. ‘Ö =yɔɔ mü bha ‘a ‘yö mɛ -nu ‘ö ‘wo =dheglizë ‘gü bha, mɛ ‘bha –nu ‘wo pö ‘mɛ ‘ö ya =ya kë =tɔn “wɔwɔ -sü “gbɩɩ- -wa! =Dimangsii =gban “pɛpɛ ‘ka, yö -zë -yö “wɔwɔ -sü. Kö mɛ ‘bha –nu –wo “wɩ sië ‘mɛ bha –zuu “slʋ̈ʋ̈slʋ̈ =në ‘ö- ‘gü. “Kɛɛ kö mɛ ‘bha –nu –wo “wɩ sië ‘aabhoo, ‘pë =dhɔɔ -a =gban ‘yaa kë -zuu “slʋ̈ʋ̈slʋ̈ ‘ka. ‘Ö =yɔɔ mü kö “pɛdhe =ya –da –dheglizë bha –a ‘gü -mɛ -nu =zinng ‘gü. ‘Mɛ -nu ‘ö ‘wo- pö =dhɛ -zuu “slʋ̈ʋ̈slʋ̈ =në ‘mɛ bha ‘gü, ‘wo gun “pɛɛn “wɛɛ do ‘ka, ‘yö ‘mɛ -nu ‘ö ‘wo- pö =dhɛ ‘mɛ bha ‘wɔn “wɛɛ =në ‘ö- kwi =wlöö -zuu “slʋ̈ʋ̈slʋ̈ ‘yaa mü, woo =de ‘pö ‘wo gun “pɛɛn “wɛɛ do ‘ka. Wo ‘to –a ‘ka “dhʋ̈. Yaa” kö ‘ö- wo sië “dhʋ̈ bha, minë bha –yaa pö yöö nu –dheglizë ‘gü ‘yö =divɛŋ do –ma mü -kö “wɛ kpɛnŋkpɛnŋdhö. –Ya nu ‘yö =ya kë “wɔwɔsü ‘ka =ni; kë “dhʋ̈ kö -wa pö -yö “siʋ̈ -ya ‘wɔn –nu ‘gü. –Zlaan –de ‘pö, -a “yan ‘yaa- kë, -ka –dhɛ ga. –Dhɛkpaɔyi do ‘ka, dhia” “piʋ̈ bha ‘gü ‘yö ö bha ‘në yë -kë -divɛnng ‘dhɔ -dhɛ ‘gü, ‘yö- gba ‘wëë- “gblü do ‘ka. ‘Në bha 'dho 'o wo bha 'yö -kpan we bha –a –bha, “kɛɛ ‘yö ‘wëë- ‘sɛɛnnë’yaa gun =gwëë -kɔ yaa ‘ö ‘në bha ‘ö- -kë mü bha, -a –wɔn ‘gü, ‘yö gɔndënë bha ‘ö dho =dheglizë ‘gü. –A –gɛn –mü -dhɛ kö “dhɛdhɛ =ya –wo.-A –dhɛkpaɔyi ‘dhɛ bha- ‘ka, ‘yö -kë “wɔɔnwɔɔn ‘ka =ni, ‘yö mɛ -nu ‘wo- pö, ‘a “yʋ̈ =dɛɛ -yö mü -dhɛ -oo. ‘Mɛ ‘ö ya =ya kë -tɔn “wɔɔnwɔɔn –dɛɛ “gbɩɩ- -wa! –Wo –to –a pö -sü ‘ka “dhʋ̈ aa, ‘wo dho –dhɛga, -a gbö ‘në do ‘bha –yö nu sië “wɛ -viaviadhö. –Ya –da =dheglizë ‘gü mɛ =gban “pɛpɛ “yan –ya –ya =loo –a –ta. –Dhɛta =ya dɔ dinŋdhö. –Klingkliŋ =ya yö gɔndënë bha- -ta. =Ya ‘gbaannu “zɛnngdhö -dhɛ ‘pë ‘ö =waa- -kplü =në -a wo ‘dhö. –A ga, ‘në bha =ya nu ö dë “dhiʋ̈ -gɔ -yaa pö: N dë, ü bha –divɛnng ü kë- pö ‘a ‘dho- ‘dho- bha, -wa –pö =dhɛ ‘wëë- ga ‘sɛɛnnë ‘yaa ‘dhö.

Détail de la langue

  • Nombre de locuteurs: 1,6 millions (évaluation 2012).
  • Pays : Côte d’Ivoire, Liberai, Guinée
  • Glottonyme : Dan; Yacouba (en Côte d’Ivoire), Gio (au Liberia), Julaningbè (en Guinée)
  • Classification par famille : Dan < Mandé-Sud < Mandé Sud-Est < Mande < Niger-Congo

Goo

Traduction

L’arbre guédama
Mes mères, je vais tout gâter!
Tu vas tout gâter, oui.
Mes pères, je vais tout gâter!
Tu vas tout gâter, oui.

Il était une fois deux femmes qui étaient mariées à un homme. L’homme était cultivateur. Il a fait deux champs de riz à ses deux femmes. La première femme était jalouse contre la deuxième. Elle était sorcière. Quand le riz a poussé, elle c'est transformée en oiseaux et allé gâter le champs de sa co-épouse. En arrivant au champ, elle chantait une chanson :

L’arbre guédama
Mes mères, je vais tout gâter!
Tu vas tout gâter, oui.
Mes pères, je vais tout gâter!
Tu vas tout gâter, oui.

Un jour, la femme cadette est allée vois son champ. Les féticheurs lui ont dit: « Il faut piler et mouiller le piment. Tu l'amèneras au champ. Il faut le faire très tôt le matin! Car elle va se transformer très tôt aussi ». La jeune femme est arrivée au champ, elle s'est cachée et, tout à coup, elle a vu des oiseaux qui venaient. C'était la première femme qui a quitté sa peau humaine et a fait sa métamorphose. La petite a trouvé cette peau et l’a mis dans l'eau pimentée. Donc, quand l’épouse aînée a mis sa peau sur elle, elle n'a pas supporter, la peau l'a brûlée, car c'était l'eau de piment que la petite y a mise. La grande était obligée de se transformer en arbre qu'on appelle guédama. Jusqu'aujourd'hui cet arbre existe un peu partout dans la forêt d'ici.

Ça veut dire qu'il y a une limite de tes actions. Il n'est pas bon d'être méchant.

Transcription

Gẹẹdààbhà yílí
N̂ laálùn bhaán vlankanli wô!
Àà vlankanli.
N̂ lʌ̂nlùn bhaán vlankanli wô!
Àà vlankanli.

Lẹẹ kpɛì dộ, kọ́ yẹ́ lɔ́nŋ̂ pẹ̀ẹ̀lʌ̂ bhɤ̋ wọ gûn gûlân bhà bhîɔ̂n dộ gɔ̀n. Bhɤ́ àŋ̀ bha gɔ̂ɔ̂n ẹ buu kpɔ̂â àŋ̀ lʌ̀n. Lɔ́nŋ̂ kpâẹ̀ yɛ̂ à bha lệ lʌ́n sɛɛlʌ́n ẹ̀ yɛ̂ à lɔ̀ɔ̀ àâ kɛ̂ɛ̂. Bhɤ́ bhilin yɛ̂ bhɛ̂ɛ̂n tó wọ àŋ̀ pɤ gí-wôâ. Bhɤ́ ẹ wooâ gí. Bhɤ́ lɔ́nŋ̂ kpâẹ̀ yɛ̂ ẹ glaa bhaan gí zîán. Bhɤ́ ẹ̀ lô lɔ́nŋ̂ sɛɛlʌ́n ẹ̀ yɛ̂ gɔ̀n beî, ẹ̀ wàâ bhí, bhɤ́ ẹ̀ glââ bhaan gí. Bhɤ́ à bha bhilin yɛ̂ gí-siẹ. Kɛ́ɛ́ ẹ tô bhɛ̂ɛ́ ká dî gí, yílí fíánlẹ̀ kɤ́ à kwɤŋlɤ́, bhɤ́ ẹ̀ bhilin yɛ̂ bhaan ká zîán. Bhɤ́ bhilin ya wooâ gí yɛ̂, bhɤ́ ya bhaan yílí yɛ̂ ká zîán. Bhɤ́ yà pɤ̂:

N̂ laálùn bhaán vlankanli wô!
Àà vlankanli.
N̂ lʌ̂nlùn bhaán vlankanli wô!
Àà vlankanli.

Yaa bhɤ́ yaa kɛ̂ɛ̂, yaa kɛ̂ɛ̂, yaa kɛ̂ɛ̂. Lʌ́nbọ̀ lòâ bhaan gɔ̀n lɛ̂ wàâ kɛ̂ɛ̂ lẹ̀ẹ̀ tété kɤ̂ yẹ̀ bhaan lʌ̀n. Lẹẹ kpɛì dộ ká, bhɤ́ lệ lʌ́n yɛ̂ yà pɤ̂: “Áá! Bhaan bhɔ̂ kɔɔ àâ kɛ̂ɛ̂ lɛ́ɛ̂ bhɛ̂ɛ̂ bhà, kɛ́ɛ́ á lóà lẹẹ bhà gaî”. Bhɤ́ ẹ lóà lẹẹ bhà gaî, bhɤ́ wa pɤ̂ââ lʌ̀n bhí: “Î yàà píẹ́ lɔ́nŋ̂ yɛ̂ bhẹ́ẹ kɛɛ yɛ̂. Kọ́ wún kɤ̂ pɤ̂à î lʌ̀n. Î lóà yɛ̂, í bɛî tîîlʌ́n yí-gọ́ bhàn. Í walá laba líẹ́ kɤ̂ í ló bẹî. Í lóà í blààn-kpɔ́ kọ́ọ́ gbá gî. Kɛ́ɛ́ lɔ́nŋ̂ lûàn yɛ̂, ẹ̀ lùân ẹ gọ́à fóó gí, bhɤ́ yà fóó tô kọ́ọ́ líẹ́, bhɤ́ ẹ̀ daa àŋ̀ kwîî yɛ̂ gí, bhɤ́ ẹ̀ lô bẹî. Ẹ̀ bọâ gọ́á fóó gí, íî fóó yɛ̂ sí kɤ̂ íî daa bɛî yí yɛ̂ wɛ́ɛ̂. Kɤ̂ íî sí kɤ̂ íî yalá à gbóó líẹ́ dɛ̂ɛ̂ò kɤ̂ í bha lówô pẹ́ẹ̀”. Dẹẹ pɔ̂ɔ̂n pɛ́í â pɤ̂â lɔ́nŋ̂ lʌ́n lʌ̀n yaa tó kɛ̂ɛ̂. Lɔ́nŋ̂ kpâẹ̀ ẹ gûn gọ́à buu píẹ́, ẹ lûân táán ká, bhɤ́ yà pɤ̂:

N̂ laálùn bhaán vlankanli wô!
Àà vlankanli.
N̂ lʌ̂nlùn bhaán vlankanli wô!
Àà vlankanli.

Yà bhɤ́ a bhà tò buu píẹ́ ẹ bhilin yɛ̂ bhaanlà yílí fíánlẹ̀ ká. À bha kwɛ́yɔ́n ẹ walââ sɛ́nlɤ́ ẹ lôâ. Ya fóó yalââ lẹ̀ẹ̀ â gí yɛ̂, yaa sí yaa sɔɔ bɛî yí wɛ́ɛ̂. Lɔ́nŋ̂lʌ́n a bộ à bha bhálá kɛ̂ɛ̂â, ẹệ lûn kɤ̂ yà fóó yɛ̂ sí kɤ̂ yà daa bhà. Ẹệ lóà daî à bhà. Yẹ̀kẹ̀yẹ́kẹ́ - bɛî yóá kɔ̀ɔ̀ ga. Yaa sí à bhà, yaa zùọ̀. Yàâ tóà pɔ́n tɛ́ɛ́n ká pɤ́ɤ́ kɤ̂ ẹ̀ ló pẹ́ệ. Bhɤ́ ẹ lôâ, bhɤ́ ẹ dalââ kọ́ọ́ líẹ́. Bhɤ́ ẹ glaâ gẹẹdààbhà yílí gî. Gẹẹdààbhà yílí yɛ̂ lɔ́nŋ̂ ẹ gûân dî zuọà yí yɛ̂ ká yɛ̂ à bhẹ́ẹ glaâ yílí wà gẹẹdààbhà yílí kɛɛ yɛ̂ gí yɛ̂.

Pɔ̂ɔ̂n kɛɛ wà pɤ̂ wún yââ kɛ̂ɛ̂ẹ̀ àâ sʌa kɤ̂ í wún yââ kɛ̂ɛ̂ ẹ sẹlâ î tà.

Détail de la langue

  • Nombre de locuteurs : 7-8 mille
  • Pays : Côte d’Ivoire
  • Glottonyme : goo
  • Classification par famille : goo < Mandé-Sud < Mandé Sud-Est < Mandé < Niger-Congo

Bambara

Transcription de Valentin Vydrin

L’Ancien Ghana

Autrefois, les Soninkés détenaient le pouvoir. Leur royaume était Ouagadou (Ghana), sa capitale était Koumbi. La base du pouvoir des Soninkés était l’or. Ils ne s’occupaient pas de commerce, mais les commerçants arabes importe du sel à Ouagadou, il payaient le roi de Ouagadou. Quand ils exportaient de l’or, ils payaient le roi de Ouagadou. Les Soninké ont vaincu les Songhaï, ils étaient plus puissants que les Touaregs. Mais en 1076, les Maures et les Touaregs ont attaqué le Koumbi et s’en sont accaparé. En conséquence, le Ouagadou a décliné.

Wágadu

Fɔ́lɔ, sé` tùn bɛ́ Màrakáẁ dè yé. Ù ká màrá` tɔ́gɔ` tùn yé kó Wágadu, à fáaba` tùn yé Kúnbi dè yé. Màrakáẁ ká fàngá` báju` tùn yé sánu` dè yé. Ǔ yɛ̀rɛ́ tùn tɛ́ jàgó` kɛ́, ǹká, ní Làrabú jùláẁ tǔn nàna Wágadu ní kɔ̀gɔ́` yé, ǔ tùn bɛ́ Wágadu fàamá` sàra. N’ù bɛ́ bɔ́ ní sánu` yé, ǔ tùn bɛ́ Wágadu fàamá` sàra. Màrakáẁ séra Kɔ́rɔbɔrɔẁ lá, ù ká fàngá` tùn ká bòn ní Bùrudáamɛẁ tá` fána yé. Ǹká sǎn bà kélen ní sàn bí` wólonwila ní wɔ́ɔrɔ, Súrakaẁ ní Bùrudáamɛẁ bìnna Kúnbi kàn k’à mìnɛ́ fàngá` lá. Kàbíni ò kɛ́ra, Wágadu nàgasira.

Wagadu

Fɔlɔ, se tun bɛ Marakaw de ye. U ka mara tɔgɔ tun ye ko Wagadu, a faaba tun ye Kunbi de ye. Marakaw ka fanga baju tun ye sanu de ye. U yɛrɛ tun tɛ jago kɛ, nka, ni Larabu julaw tun nana Wagadu ni kɔgɔ ye, u tun bɛ Wagadu faama sara. N’u bɛ bɔ ni sanu ye, u tun bɛ Wagadu faama sara. Marakaw sera Kɔrɔbɔrɔw la, u ka fanga tun ka bon ni Burudaamɛw ta fana ye. Nka san ba kelen ni san bi wolonwila ni wɔɔrɔ, Surakaw ni Burudaamɛw binna Kunbi kan k’a minɛ fanga la. Kabini o kɛra, Wagadu nagasira.

Détail de la langue

  • Nombre de locuteurs: 4 millions, plus 10 millions de locuteurs secondaires.
  • Pays : Mali, Sénégal
  • Glottonyme : bambara, bamanankan, bamana
  • Classification par famille : bambara < Manding < Mandé Ouest < Mandé < Niger-Congo

Dialecte arabe de Zabid

Traduction de Samia Naïm

Le fils du roi et la fille du ramasseur de bois

Ḥalāle wa lik [formule d'entrée du conte] [Il était une fois] un homme pauvre, un ramasseur de bois, et un roi. Le pauvre avait deux filles. Le roi lui demanda la main de sa fille ; le fils du roi lui demanda la main de sa fille :

– “Je veux épouser ta fille

– Non

– Pourquoi tu refuses?

– Je suis un homme pauvre, un petit, et toi tu es un grand, tu vas m'humilier

– Mais non, je ne te ferai rien

– Non, c'est non. Ma fille je la marierai à un homme pauvre comme moi”

Très bien, se dit le fils du roi. Il sera puni. Quelques jours plus tard, il le fit venir :

– Qu'y a-t-il ? Que me veux-tu ?

– Je vais te donner ce mouton. Tue le, apporte moi sa viande cuite, puis rends moi le mouton vivant (une énigme) sans qu'il y ait la moindre fumée.

Le pauvre se dit : “comment faire ? Il me donne un mouton, je lui en donne de la viande et je la fais cuire sans fumée ? Avec quoi vais-je la cuire? Avec mes pieds ?

Il alla raconter l'histoire à sa femme :

– Le roi m'a dit ça et ça et ça...”

– Et toi, que lui as-tu dit ?

– J'ai refusé d'obéir

– Va lui dire de te donner le mouton

– Mais tu vas me créer des ennuis ! Il me coupera la tête!

– Non, sur ma tête qu'il ne te coupera pas la tête.

Le pauvre homme se rendit chez le fils du roi et lui dit : “donne moi le mouton et 10 000 roupies, et moi je te rendrai le mouton vivant avec de la viande cuite sans fumée. Le fils du roi accepta et lui donna un mouton et 10 000 roupies. La femme du pauvre est une personne très rusée. Elle prit le mouton et lui coupa la queue. Puis elle la remplit de coton et la recousit sur le mouton. Le mouton était toujours vivant. Puis elle prit des bougies, les alluma et fit cuire la viande de la queue sans qu'aucune fumée ne sorte. Une fois cuite, elle dit à son mari : “voici le mouton vivant, et voici la viande cuite. Donne les au fils du roi”. Il se rendit chez le fils du roi et lui dit : “voici le mouton et voici sa viande”. Le mouton était tel qu'il l'avait pris.

Une semaine plus tard, le fils du roi le soumit à une autre épreuve. Il le fit venir :

– Qu'y a-t-il ?

– Je veux que tu déplaces ma maison et que tu la mettes à côté de celle de mon père

– La maison de ton père est à côté de la mosquée et ta maison est ici ! Comment la transporter ? Peut-on transporter une maison ?

Mais le fils du roi le menaça de lui couper la tête s'il ne déplaçait pas la maison. Il alla chez sa femme et lui rapporta l'affaire. Sa femme lui dit d'accepter pour 10 000 roupies. Le fils du roi accepta l'échange, à condition que la maison soit déplacée pour le vendredi.

L'homme pauvre alla acheter 5-6 cordes. Ils les attacha l'une à l'autre puis il entoura la maison avec. A l'heure de la prière du vendredi, il se tint devant la maison et fit passer la corde sur son dos. A la fin de la prière, au moment où les personnes, dont le roi et son fils, commencèrent à sortir de la mosquée, il se mit à les interpeller : “je vous prie au nom de Dieu, approchez-vous !” Les gens se demandaient s'il était fou. Ils s'approchèrent de lui. Le roi lui-même s'approcha aussi :

– Qu'as-tu mon fils ?

– Le fils du roi me demande de transporter sa maison jusqu'à celle de son père. Que puis-je faire ? Il faudrait basculer la maison sur mon dos pour que je puisse la transporter

– Quoi ? Tu veux qu'on renverse toute une maison sur ton dos ?

– Oui, c'est la volonté du fils du roi, sinon il me coupe la tête.

Le roi se tourna vers son fils et lui demanda s'il avait donné cet ordre. Le fils lui dit qu'il avait donné cet ordre parce qu'il avait refusé de lui donner sa fille en mariage. Alors le roi se fâcha contre son fils et dit au pauvre homme de s'en aller. Il lui donna 10 000 roupies de plus.

Une semaine ou deux plus tard, le fils du roi fit à nouveau venir le pauvre. Il lui remit un moulin à grains cassé et lui demanda de le recoudre, sans quoi il lui tranchera la tête.

– Mais pourquoi me couper la tête ? Le moulin à grains est en pierre et il est impossible de coudre la pierre.

– Tu le feras, que ça te plaise ou pas ! Il alla trouver à sa femme– Le fils du roi m'a donné une nouvelle épreuve

– De quoi s'agit-il ?

– Il a un moulin à grains cassé en deux morceaux. Il veut que je le recouse.

– Demande 20 000 mille roupies de plus.

Le fils du roi accepta. L'homme pauvre se rendit alors sur le terrain vague du Wāli al-Haddad et remplit un panier de gravier. Puis il prit le moulin à grains et le déposa devant la porte de la mosquée et posa le panier de graviers sur sa tête. A l'heure de la sortie de la prière, il déposa le gravier aux pieds du roi.

– Qu'as-tu mon fils ?

– Au nom de Dieu, aidez moi à filer du gravier

– Filer du gravier ? Le gravier ça se file ?

– On ne peut coudre la pierre qu'avec de la pierre. Ton fils veut que je lui couse le moulin à grains. Que puis-je faire ?

Le roi se retourna vers son fils et lui ordonna de cesser d'embêter le pauvre homme. Il donna au pauvre 20 000 roupies.

Plusieurs jours après, le fils du roi vint demander la main de la fille du pauvre :

– Tu vas me donner ta fille en mariage, sinon je te coupe la tête

– Je ne te donnerai pas ma fille. Je t'ai déjà dit que j'étais un homme pauvre

– Si tu n'acceptes pas, je te donne une nouvelle épreuve

– D'accord pour une autre épreuve

Alors, la fille cadette dit à son père qu'elle voulait bien l'épouser. Il essaya de la convaincre de ne pas le faire, mais en vain. Alors il dit au fils du roi

– Ma fille accepte de t'épouser. Quelle sera sa dot ?”

– Je lui donnerai ce qu'elle voudra

La jeune fille demanda son poids en argent. On apporta une balance, elle se mit sur l'un des plateaux et on la pesa. Puis elle demanda au fils du roi de lui donner un jour de délai avant la nuit des noces, et le père lui fit jurer de ne pas la tuer pour boire son sang.

La jeune fille se rendit alors chez le confiseur et lui demanda de lui confectionner pour le lendemain, un mannequin qui soit exactement à son image, et de verser dans son ventre du miel. Elle lui donna 5000 roupies de plus que les 20 000 qu'il demandait. Le confiseur moulut le mannequin à l'image exacte de la jeune fille. Il le suspendit à une poulie afin qu'il puisse être articulé et, le jour des noces, il le remit à la jeune fille. Elle le déposa sur le lit et se cacha sous le lit. La nuit des noces, le fils du roi s'approcha d'elle et lui dit, “alors c'est toi qui m'a fait débourser ton poids ? Es-tu des plus belles ?”. Elle disait ‘oui’ de la tête. Il avait beau répéter sa question, elle ne lui répondait pas. Alors il s'énerva, sortit son poignard et le planta dans son ventre. Alors il dit “si ton sang est de miel à quoi ressembles-tu?”, et il but du miel.

Puis il se dit “si son sang est de miel, que doit être sa chaire !”, et il sortit son poignard pour se suicider. A ce moment, la jeune fille sortit de sa cachette et lui retint la main :

– Que fais-tu ?”.

– Et toi, qui es-tu ? Un humain ou un djinn ?

– Je suis de la meilleure espèce des humains, et je suis ta femme. Ça, c'est une confiserie !

– C'est toi qui m'a joué tout ce mauvais tour ?

– Oui, c'est moi.

Transcription

ħælǣl-i wæ lɨ-k
ʔælæ wǣħɩd faqīru, ħaṭṭābu w wæħdu mælɨk,
m-faqīr mæʕǣhe θnēn bænǣtu
ʔætɛ l-mælik jixṭɒb ʔindu, bnɛ l-mælik ʔætɛ jixṭɒb ʔinduh
ḳal-lu ʔænæ ʃe bɨttæk, ḳal-lɔ læʔ, lǣ bi mǣlæk maʃi dzæwwignǣ-ʃi ?
ḳal-lu ʔænæ riggǣl faqīr ʔælæ ḳadd ħǣli w ǝntæ kæbīru ʃtæbūk tʔæzzǝr bí
ḳallu walǣ ʃhabbak ħǣgǣ, ḳallu l-ħāṣel læʔ
bǝtt-i ʃa-zæwwugeh ʔælæ wāħadu ħæṭṭābu miθli
ḳāl tæmām mǣ lu llā l-muɣrā(h)
ħæll l-riggǣl ʔæjjǣm w qām jwaṣṣīlɔh
ḳallak abne l-mælik gībɔ, ʔæteˀ
hǣ mǣlæk ? mæ tʃǣ-næh ? ḳallu ʔǣʃǣk ʃandīk æl-kæbʃ ðeˀ, ʔæðbæħu w hæblī mɨnnɔ
ʃǝrke, w rǝddæli m-kæbʃ ħæjj-u
ʔukkǣræ !
w mǣ ʃǣʃi ʔǝsm duxxān jabdi
ḳāl kajf ʔaḳɔllɔḅɔh,̣jihabli kabʃu, ʔahablɔ mǝnnǝ ʃɨrkeh
wa xæmmidlɔ jǣ balǣ duxxān mmǣ bǝxæmmǝdu brǝglējni ?
ʔæte jḳɔ́ ll li zōgtu, mħæṭṭāb, qalha bnǝ m-ħaṭṭāb ḳɑlli w ḳɑlli w ḳɑlli
ḳɑ̄llɔ w-ǝntæ mæ qɔttælɔh ?
qɑlha kɔttalɔh læʔ, qɑ̄llɔ ḳɔllɔ hǣtɔ
ḳɑlhæ ʃtæħænnǝbīnæ ʃiktæʔ rǣsi, ḳɑ̅llɔ læʃi frǣsi mæ jǝktaˁ rāsak
rǣħ ̣̣sænæ, ḳallɔ hātɔ, ʃthabli mʔǣk ʔæʃæræ ʔælf rǣbju w ̣̣ ʔænæ ælli rgæʕlæk ən-kabʃ
ħækkæk ħæjju w lǣkin la ʃǝrke mɑṭbūxa mǝn ɣæjr duxxān
ḳɒllu tæmǣm, kɔ̅ li ˀindǣhɔm kæbʃ w ndǣhɔm ɑʃara m-ɑlf ɑlēhe
w zōgtɔ zænnǣwijje, ʔæħmili m-kæbʃ dirīlu mɩn sænæ m sǝblu
w ṣūfi m-sǝblu kullehe w argaʕi ħʃihæ ħænīnu w xajjiṭijhæ
xællæn əm-kæbʃ ħæjju, wa ħmǝli ʃæmʔu, w gissi sarrigi,
w xæmmǝdi əm-sǝble ʔælēh, mmǣ xamdal læ jæbdi duxxǣn w lǣ fǝtte
mmǣ næggæzæn, kāllæ jæ ðe m-kæbʃ ħæjju , wæ ðē m-ʃerke
wæddīlɔ jǣhe, wæddǣlæ jǣhe, kallu ðe kæbʃæk wa ðe m-ʃerke
ʔættæhu w ræddælu jǣ kæmǣ hu
kāl hɛ̅ tæmǣm, hæbe ʔasbūˀ, bæddællu ʔukkāræ
waṣṣālɔ , kɑ̄lɔ la m-ħaṭṭāb gīb ǝbnæ l-mælek, ʔate sænǣ
hā mǣlæk, ḳɑllu ʔāʃāk tanḳɔlli m-bēt ħaqqi ̣ ʔind bēt ʔabi
ḳɑllɔ bēt abūk al-gāmiˀ w bētak ǝlla hɨnni ðǣ hu
kejf āḳɔl ǝnḳɔlɔh, ˀǝndri bētak əl-gāmiʔ w bēt abūk dājru mħal əflān
w-āna kɛjf ākɔl ǝnḳɔlɔh, hu m-bēt jǝntǝqill ?
qɑl-lu mħāṣal wǝllæ ʃaḳtaʕ rǣsak , ʔætæ sænæ zōgtu
ḳalha bna l-mælik bæddælnæ, jʃā naħmɨla m-bēt ħaqqɔ
w ənḳɔllɔ jāh ʔinde bēt abūh, kijf aḳɔllɔḅɔh,
ḳɑ̄llɔ ḳɔllɔ hǣt ʔæʃæræ ʔalf, wāna ʔajinḳɔllak jǣ
ḳallɔ tæmǣm raħ qallɔ hāt ʔæʃæræ ʔælf wana ʔajinḳɔllak jāh, qallɔ tæmǣm ddī
m- ʔaʃara m-ʔalf, w jɔwm ǝl gumˀe lla w m-bēt ħaqqi ʔind bēt ʔæbi
ḳallu wāna ʔala rāsi, bǣk ʃtæræ xæmse mɨdre sɨtte ħɨgzeh,
mni-l kǣnu jibræħūw fɔwq, w wǣsæk ħigǣz fi ħigǣz fi ħigǣz
mmǣ wǣsækhun, hæbe m-mænsæb jinhu lgǣħ ʔælæ m-bēt
jdurr dæwærǣn bæ m-maħagze, læbin mǣ waktæ ṣ-ṣala ħakk al-gumʔe
w dīr llæ tæħtæ m-bēt wa bē n-ħigǣz ʔælæ ð̣ ahræk wa brɔ̄ k
xælli n-nǣs mmǣ kdɛ hɨn bǣdje mn-as-ṣala ħak ṣalāt al-gumʔe
w al-mælik w-ǝbnu mʔǣh, fælæt jæsṭariħ ʔælēhun,
sʔælkum b-ǝl-lāh ʔētu, sʔælkum b-ǝl-lāh ʔētu,
ḳālu ʔahǣðæ mɛgnūn, mā jʃiħne, ḳɑrbu min ʔindu, kɑṛɑba l-mælik bi næfsu
ḳallu mǣlæk jæ wælædi, ḳɑllu ʔabn al-mælik jʃǣnæ nǝnḳɔllɔ l-bēt ðe ʔind bēt abūh,
w ʔǣnæ kajf aḳɔllɔboh, aḳlɔbɔh ʔælæjje w ʔǣnǣ ʃεħmel
ḳɑllu ʔɑ̄ ! am-bēt bʔakmalu naḳlɔbɔ ʔalēk,
kallu ʔēwa ðe ħukma bnæ l-mælik wulla ʃiqṭaʕ rāsi,
læfæt sænæ bnu qallu ʔanta ʔamart ba ðe l-ʔamr,
qɑllu ʔēwa, qɑllu qɔllɑk ʔabēt ma tbaṭṭel mṣājib ðī,
ḳallu hu ʔabē jzæwwegnæ bettu, ḳɑllu ballah,
hæjjæ ḳɔ̅ m abni ḳɔ̅ m, zādu ʔæʃæræ ʔælf ʔælæ m-ʔæʃæræ m-ʔælf,
ḳɑllɔ jalla kɔm ræwwiħ, xalli m-rɨggǣl rawwaħlɔ,
nassam ʔasbūʕ mɨdri θnēn, mǣ jbædlu mǣ jbædlu,
waṣṣɑ̄lɔ, ḳallu tħejd al-mǝfħāq, jifħaqu ʔalejha m-bʚrr,
mæksūru, ḳallu ʃāk tǝbuzzæ l-mǝfħāq ðe txajjṭali jǣh
ḳal-lu kīf æxæjjiṭɔh, ḳallu lāzim ʔin ʔan tixajjiṭali jæh,
wulla ʃiḳtæʕ rǣsæk, ḳallɔ ʔā kɔllu laʃ taḳṭaʔ rāsi
mællæ l ða bǝh ħægæru, ʔal ħægærr mǣ jitxajjaṭʃi, ḳallu ʔɨllah wǝ ʔasbann ʔænnæk,
ʔætæ sænæ zōgtu, kalla bnæ l-mælik bæddælnæ bælæ ðih,
ḳāl-lu mæ jʃi, ḳalla mʔāh mifħāʔu mæftūku θnejn, jʃā nixajjiṭlu jɛ, kīf ākɔl ʔaxajjiṭɔh,
ḳālla ḳɔllu hāt ʔiʃrīn ʔælf ðǝllæ ʔuxræh, ʔæte sanāh, ḳallu ʃthabli ʔiʃrīn ʔalf,
ḳallu jé, ḳallu tæmǣm, hæbǣlu ʔiʃrīn ʔalf,
bǣk lǝ m-gærzæ ħakkæ l-ħaddǣd, læḳḳæf kɔwsæræ ħæsæmu, w ʔæte,
buzz æl-mifħāk mɨn ʔindæ bnæ l-mælik w habu ʔælæ bǣb æl-gǣmiʕ,
w buzz al-kɔwsara m-ħæsæm ðe w habé ʔælæ rǣsæk mmǣ sǣt mǣ jabdū min
as-ṣala, buzzæ m-ħæsæm, wǝ bǝzzu fi ṣāt al-mælik, ṣāt riglējnu,
ḳallu ʔa mǣlak jæ wælædi mǣl-æk,
ḳallu ʔæsʔælkum bi-llæh gisú ftilūli m-ħasam,
næftillæk m-ħasam hu m-ħasam jǝftikill ? ḳallu ma nxajjit al-ħægær ʔilla al-ħægær
ʔɨbnak jʃǣnæ nxæjjitlɔ l-mifħǣk, wǣna kɛjf aḳɔllɔḅɔh,
læfæt sænæ bnu kiðæ ḳallu ntæ tʃāhi jxæjjiṭlæk l-mifħǣk ?
ḳallu ʔɛ̄ jwa, ḳallu kɛjf jṭālɔ n-nās jxajjiṭɔ l-ħægær,
l-mǝxdʊl læ l-mifħāku w daʔūha mǣlǣne m-ħæsæm mannǝftil,
llā kɛjf ǝnkɔllɔbhæ, ʔæbēt mæ tbaṭṭil l-ʔafrān ði ?
ḳal-lu ʔejwa ʔæbēt ʔænæ mæ baṭṭilhæ,
ḳal-lu xælæs ruħlæk min ǝl-rǝggāl, qɔm jæbni qɔ̄ m,
ṭarædu ʕæla ħǣlu, ʃællælɔ ʔiʃrīn ʔælf,
næssæmlɔ̄ ʔæjjǣm, w ʔætæ jæxṭʚb ʔinduh,
hæjje ʃtændīna bittæk wullæ biktæ(ʕ)rǣs-æk,
kællu læ ʃændikʃi bɨttī, ḳullæk ʔænæ fqīr ællæh,
ḳallu kullæk ændīnæ bɨtæk ʃæ bæddilǣk, ḳallu mæʃʃe bæddil-næ,
ð æntæ lli thæblij ænnæ ǝrgæʕlæk jǣ,
gǣbæn bittum θǣnije m-ṣǝɣīre ḳʔɑ̄l-lɑ ʔani ʃɑ̄h,
ḳalla jæ bitti ʃi ʔæððɨbnæ, jæ bɨtti midri me, jæ bitti,
ḳˀɑ̄llu ʔabadan, ḳalhæ tæmǣm, ḳallu xalāṣ læ hi bɨtti tʃɑ̄k,
kæm ʃtæhæblhe, ḳal-lu kæm mæ tʃēˀ, ḳʔɑ̄llɔ ʃe wæzní,
fi jæd wæzni jihæbni fi kæffu wa jiwæzzǝnni fi kæffu,
ḳˀāllɔ m-ṣɣīre nnī ʃāḳ
ḳal-lu hǣ tæmǣm hæbǣhɛ fi wæzenhe, habé ði fi kæffɛ
w habé wæzenhɛ fi kæffe lǝmmǣ dǣla l-mīzǣn, ḳāllu xælās
rɔ̄ ħ ʔammilni mæ kæ l-jōm, ħǣlfu ʔǝnnu lǣ jækṭɑʕha, w jiʃræb dæmhe,
bākan sænæ rǣʕi l-ħælǣwi, kʔɑ̄llɔ tʃūfæni, kʔɑlha ʔējwæ,
kʔɑ̄llu ʔɑ̄ʃak twaṭṭi ʔarūsæ kæ mɨθli ħælǣli gælǣli, w æbi dōwle] ʔæsælu fi bɑṭɑnhæ,
kʔɑ̄lha kæm ʃtæhæbīli, ḳɑ̄llɔ kæm mæʔ tʃéʔ,
ḳɑ̄lha ʃeˀ ʔiʃrīn ʔælf, ḳɑ̄l-lu mǣ læk ǝllæ xæmsæ w ʔiʃrīn ʔælf
lækin kæ l-jōm ða lak da m-ʔærūsæ gjǣhze, kæ miθlí læm tɣæjjir ʔæbædæn,
ḳalhæ tæmǣm, ʔæddællɔ xæmsæ w ʔiʃrīnʔælf, hú maṭlūbu ʔiʃrīn hí zæjjædæn
xæmse, w qaˑmlik ǝm-riggǣl bāk jṣɔbb ʔærūsæ, xǣmu, ħælǣwe, ṣɑbha w waṭṭāha
w ħæssænhe kæ mθilhe w ḳāma wa n-ṭūr wa m-ʔʊrr wa n-gusǝm kulluh,
w beh m-dɔ̅lem ʔasæl fɨ ḅaṭunhu waṭṭāha ħælǣwe,
w hæbǣle rqarḳa hǝné fija ʔægæleh, taṭlaʔ w tænzæl rǝqarḳa tætħærrækæ,
xælæs kɔ̅li mmǣ sæˁ tænr wæ ħælli laha n-duxleh,
waṭṭanna w ħæssænænnǝ w ræwwæħænnæ bæh ʔærūsu, ʔætæ jæqbær,
hæbænne f ħið̣ǝnhe w ræwwæħæn wǝjjǣhe, gæmbærænnæ w ḳālan
ˀǝħtæ n-gʔāde dærægæn mirjǣlhe gidde,
kān jḳulhæ mmǣle mmæle būk ælli ʃtæɣælnæ ðēk ʃuɣul, tqullu ʔējwæ, w jḳɔlhæ
mmælle mmælle w-æntēn llæðī tħækkæmtīnæ b-wæznek,
ʔæsæ mæ gissʊ ħǝsǝnik kejf ħǝsǝnɨk ħǝsǝn jūsuf,
tǝkull-ik mæn gɨddɛ tɔḳɔllɔ hij b-rǣsæ ʔælæ s-sukˀǣk,
mæ kǣn hābɔ tɨgāwublɔ, mæ kǣn hǣbɔ tɨgǣwublɔ,
ħærægæ m-rɨggǣl minhe, buzzæ m-næslæ bikæssæ wæ tˀanhæ, fi m-ḅaṭǝn,
ḳāl la kǣn m-dōlim ʔæsæl llǣ ʃǝklɛ w ʃærib, kāl ʔæ ðej dæmhe kejf læħǝmhe,
bæzz-æn-næslæ ʃiṭʕann næfsu, wæ ði bdǣn msækænlɔ jæddɔ,
mǣlak ḳalhæ w ænti mǣlɨk ʔinsí wǝllæ ginníjɛ,
kāˀllu ʔinse w min ʔæfxæræ l-ʔins ǣni zōʒtæk, ði l-ħælāwe,
ḳalla w mwaṭṭajǣli ðe l-waṭa marra ntēn
ḳˀāllu mærræ ʔani.

Détail de la langue

Madame Naim nous a donnée consacrera une page entière pour le dialecte arabe de Zabid. La voici:

Dialecte arabe de Zabid (Yémen)

Zabid est une ville côtière située au sud-ouest du Yémen, dans la plaine qui longe la merRouge, la Tihama. Cette région est surtout connue pour ses palmeraies puisqu'elle représente à elle seule 95% de la superficie totale des palmeraies yéménites.

La ville compte près de 54 000 habitants. Jadis florissante – elle fut la capitale du Yémen du XIIème au XVème siècle – Zabid est aujourd'hui d'un intérêt surtout historique et archéologique, en raison de son architecture domestique et militaire et de son tracé urbain. Les maisons traditionnelles en briques cuites sont construites sur un modèle de base avec une grande pièce donnant sur une cour intérieure à ciel ouvert. Les maisons les plus cossues ont deux ou trois étages et des intérieurs richement décorés avec des murs, des niches et des plafonds sculptés. Depuis le déclin progressif de la ville, une grande partie des habitations traditionnelles est tombée en ruine. Depuis 2000, Zabid est classée au patrimoine mondial en péril, par l'UNESCO.

Le conte présenté ici a été enregistré en 1993 au domicile de Madame T.H., âgée d'une soixantaine d'années (à l'époque), en présence de ses voisines et de leurs enfants.

  • Glottonyme : variété dialectale de l'arabe dite zabīdī
  • Classification par famille : Langues Afro-asiatiques > Langues sémitiques > groupe Péninsule arabique > dialectes yéménites.

Catalan

Traduction

Détail

Espagnol

Traduction

Détail

Italien

Traduction

Détail

Capverdien

Transcription de Nicolas Quint et Aires Semedo

Traduction

On ne voit bien qu'avec le cœur

Antoine de Saint-Exupéry - Le Petit Prince


On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi!

Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.

Transcription

-Só kel ki mansádu ki ta konxedu. Algen dja ka teni ténpu pa konxi náda. Ês ta kunpra kusa tudu fetu. Komu amigu ka ta bendedu gó, algen dja fika sen amigu. S-u kré ten amigu, mansâ-m !

Rapoza fla-l: -Diós bá ku bo. Gósi gó N ta kontâ-u kel segrédu. É kusa sinplis: só ku korason k-u ta odja dretu. Kel ki ta konta, odju ka ta odja.

Détail

  • Nombre de locuteurs : 1.000.000 environ
  • Region : Archipel du Cap-Vert (Afrique de l'Ouest, 500.000 personnes) + diaspora (EU 300.000, Portugal 100.000, France 50.000, Pays-Bas 50.000, Sénégal 40.000, Angola 40.000
  • Glottonyme kiriolu (santiagais), kriolu (autres variétés du Sud), kriol (variétés du Nord), berdiánu
  • Classification par famille créole à base lexicale portugaise - Créole afro-portugais de l'Afrique de l'Ouest (anglais : Upper Guinea Creole) -

sous-famille insulaire

Occitan

Traduction

Et la veille de sa noce, elle était bien inquiète, alors avec son amoureux ils se mirent dans un coin et elle lui disait:

–Dis donc mon Antoine, demain qu'est-ce qui va se passer?

–Oh eh bien rien, pourquoi?

–Mais si, où irons nous?

–Eh bien, nous irons pour commencer chez le maire.

–Tous les deux seuls?

–Mais non, avec tes parents, les miens, nos amis.

–Mon Dieu, qu'est-ce que j'aurai honte!

–Et après Antoine, où irions nous?

–Et bien nous irons chez le curé à l'église…

–Tous les deux seuls ?

–Mais non, avec tes parents, les miens, nos amis.

–Mon Dieu qu'est-ce que j'aurai honte !

–Et après, où irons-nous ?

–Eh bien, il y aura le photographe, il viendra, il nous photographiera.

–Tous les deux seuls ?

–Mais non, [avec] tes parents, les miens, nos amis.

–Mon Dieu qu'est-ce que j'aurai honte !

–Et après, Antoine ?

–Eh bien nous irons au restaurant pour manger.

–Tous les deux seuls ?

–Mais non, avec tes parents, les miens, nos amis.

–Mon Dieu qu'est-ce que j'aurai honte !

–Et après, qu'est-ce qui va se passer ?

–Après, eh bien nous irons danser.

–Tous les deux seuls ?

–Mais non, avec tes parents, les miens, nos amis.

–Mon Dieu qu'est-ce que j'aurai honte !

–Et après Antoine, où allons-nous aller ?

–Et bien nous irons au lit.

–Tous les deux seuls ?

–Mais oui !

–Eh bien cette fois mon Dieu je n'aurai plus honte !

Détail

  • Nombre de locuteurs 500.000 env.
  • Région 1/3 Sud de la France + val d'Aran (Espagne) + 12 vallées alpines d'Italie + Guardia Piemontese (Calabre, Italie)
  • Glottonyme occitan
  • Classification par famille indo-européen - roman - gallo-roman

Creole casamançais

Transcription de Joseph Jean François Nunez et Nicolas Quint

Traduction

Détail

  • Nombre de locuteurs : 20.000 dont 10.000 en tant que 1re langue
  • Région : ville de Ziguinchor et environ 20 villages dans les environs (Basse-Casamance, Sénégal)
  • Glottonyme : kriyol
  • Classification par famille : créole à base lexicale portugaise - Créole afro-portugais de l'Afrique de l'Ouest (anglais : Upper Guinea Creole) - sous-famille continentale

Koalib

Traduction

Détail

Koyi Rai

Traduction d'Aimée Lahaussois (Lacito/Pangloss)'

Traduction

When we cook millet paste, we put water in a pot on the fire. Then we put water in. Then after the water has boiled, the millet flour, from above. The millet flour is put in from above, and then it boils. After it boils, after we put in the millet flour, we must stir it with a spatula. To stir it, we stir it and stir it. We must stir it, and then, after stirring the flour, (phul means flour), it cooks, and then we mix it. After mixing it, we must look, and it cooks. After it cooks, we mix it. The words thulmu and khalmu mean the same thing. After we mix it, it cooks. After it is cooked, we scoop it and eat it.

Détail

  • Langue : koyi rai / Koyi Rai
  • Autres noms: groupe Kiranti, Kohi - Koi - Koyu
  • Code international : koi
  • Nombre locuteurs: env. 2 000 locuteurs
  • Classification: Langues Sino-tibétaines > Tibéto-birman > koyi rai
  • Zone géographique: Asie > Népal > Khotang District > village de Sungdel / Asie > Népal > Katmandou

Espagnol

Traduction de Lisa Brunetti

Traduction

Il était une fois un garçon qui avait trois amis: un chien très joli, une grenouille et une tortue. Et un jour ce garçon reçoit un gros paquet avec une étiquette et le garçon a l'air très content. Et donc, quand le garçon ouvre le paquet il se surprend beaucoup. Tous ses amis ont l'air très content, sauf la grenouille, qui fait une tête de fâchée. Le garçon voit que dans le paquet il y a une grenouille toute petite, une petite grenouille très sympa qui plait beaucoup au chien et à la tortue, alors qu'apparemment la grenouille grande ne l'apprécie pas trop et fait une tête de fachée. Alors le garçon prend la petite grenouille et la présente à ses amis: "Regardez, celle-ci sera notre nouvelle amie."

Détail

  • Nombre de locuteurs: 398,931,840 (dont 38,400,000 en Espagne en 2012).
  • Pays:
    • Espagne
    • Argentine
    • Bolivie
    • Chili
    • Colombie
    • Costa Rica
    • Cuba
    • République dominicaine
    • Équateur
    • Guatemala
    • Honduras
    • Mexique
    • Nicaragua
    • Panama
    • Paraguay
    • Pérou
    • Porto Rico
    • Salvador
    • Uruguay
    • Venezuela
    • Guinée équatoriale
  • Glottonyme: español, castellano
  • Classification par famille: Langue romane (les langues romanes font partie de la famille indo-européenne)

Catalan

Traduction de Lisa Brunetti

Traduction

Il était une fois un garçon d'à peu près cinq ans qui s'appelait Paul et qui avait trois animaux de compagnie: une grenouille, une tortue et un chien. Partout où Paul allait il y allait avec ses animaux mais cette soir-là, il allait diner avec sa famille c'est à dire, il y avait son père, sa mère, sa sœur et Paul et il décide d'amener avec lui seulement la grenouille ce qui provoque beaucoup de déception pour le chien et la tortue qui eux aussi voulaient l'accompagner. Arrivés au restaurant, Paul et sa sœur regardent le menu et se rendent compte qu'il s'agit d'un restaurant où certainement tous ceux qui sont là sont d'une classe très aisée.

Détail

  • Nombre de locuteurs: 4,079,420 (dont 3,750,000 en Espagne en 2012)
  • Pays
    • Espagne (précisément: Catalogne, Pays Valencien, Isles Baléares, Aragon, Murcie)
    • Italie (ville d’Alghero en Sardaigne)
    • France (région de Perpignan)
    • principauté d'Andorre
  • Glottonyme: català, valencià
  • Classification par famille: Langue romane (les langues romanes font partie de la famille indo-européenne)

Italien

Traduction de Lisa Brunetti

Traduction

Alors, c'est un beau jour d'été et Jean décide d'aller dans un parc avec ses amis. Il met Lara et la tortue dans son seau et ils vont au parc, tous heureux. C'est une belle journée de soleil, il y a beaucoup de papillons qui volent partout, tout en couleur… ils sont tous contents. Mais Lara fait encore la coquine et elle saute du seau pendant que Jean regarde ailleurs. Jean et les autres copains s'éloignent et elle reste seule. Elle veut attraper les papillons et tous les insectes qui volent et alors uop! avec sa langue très longue, elle est sur le point d'attraper un papillon mais, élas, au lieu d'un papillon elle attrape une abeille qui la pique sur sa laide longue langue.

Détail

  • Nombre de locuteurs: 63,783,247 (dont 57,700,000 en Italie en 2012).
  • Pays: Italie, Liechtenstein, Suisse
  • Glottonyme: italiano
  • Classification par famille: Langue romane (les langues romanes font partie de la famille indo-européenne)

Yucuna

Traduction de Laurent Fontaine

Traduction

Malawichure avait un fils qui s’appelait Kuwínuma. Le fils de celui-ci s’appelait Keyako, mon ancêtre. Ils vivaient avec leurs frères (classificatoires). Où pouvaient-ils bien vivre ? Je ne sais pas. Peut-être à Weminare ou à Mañawire. Je pense que Keyako vivait à Weminare. Ainsi vivait-il avec ses frères qui étaient très nombreux. Il leur donnait de l’alcool d’ananas pour se soûler. Ainsi vivaient-ils. C’était lui le chef de maloca. Il avait une femme qui était matapi. Elle s’appelait Wajemi. Avec lui vivaient les petits enfants des Matapi. De cette façon, il pouvait faire des canoës, des bateaux. C’est cela qu’il transportait avec ses compagnons. Il allait les offrir là-bas à Teffé. Il allait vendre des bateaux. « Patelon », nous les appelons dans notre langue. En contrepartie, il prenait des outils : des ciseaux à bois, des vilebrequins, des herminettes. Il emportait toutes sortes d’outils et même des clous. Il restait longtemps : huit mois à travailler là-bas. Ensuite ils rentraient à rames. Ils arrivaient chez eux, puis restaient à nouveau un moment. Il faisait un nouveau bateau et il emmenait cinq personnes avec lui. L’un de ses affins matapi se nommait Mapiyejiwi. Il les accompagna. Ils arrivèrent à nouveau à Teffé. Et il offrit encore un bateau. En échange, il emportait des vêtements pour ses femmes, des choses comme des couteaux. Plus tard, les Brésiliens dirent : - Bon, mon partenaire. Cet étranger qui t’accompagne, dis-lui bien de ne pas se baigner. Il y a beaucoup de crocodiles par ici. Ils tuent les gens de manière imprévisible. Comme nous les connaissons bien, nous pouvons nous jouer d’eux. Mais lui, il ne peut pas se baigner. Il ne peut que se verser de l’eau avec un récipient. - Bien, leur dit-il. Ensuite ils allèrent travailler. A midi, les Brésiliens rentrèrent. Ils se laissaient flotter. Ils se baignaient et plongeaient pour s’amuser. Ils s’attrapaient les uns les autres. Plus tard, ils entendirent « u’ujuu u’ujuu ». L’un des crocodiles avait submergé d’un coup. Apparaissait à la surface une brassée entière de sa grandeur. C’est alors qu’il se précipita vers eux. Ils le connaissaient bien, alors ils plongèrent sous l’eau, surgirent, courraient devant de lui, et sortaient. « He he he !” riaient-ils. Plusieurs fois, ils sortirent lentement. Après cela Mapiyiwi désobéit. Ils allèrent se baigner, se laissèrent flotter. Ils courraient, se jetaient à l’eau, et il fit de même. - Pourquoi te baignes-tu avec nous mon partenaire ? Nous t’avons dis qu’il y a beaucoup de crocodiles par ici. Ils peuvent te tuer. Sorts de là ! - Non, vous vous baignez bien vous ! Alors il se baigna et joua avec eux. Plus tard, fit surface un crocodile un peu plus loin. Alors ils s’écrièrent : « Un crocodile ! Sauves-toi ! » Il nagea vers la rive. Le crocodile se précipita vers lui, et le tua « muulu muulu ». - Quel malheur ! Qu’allons nous faire ? Alors les Brésiliens sautèrent à terre. Puis il surgit à nouveau au loin. Ils le virent avec le corps entre les dents. On ne voyait plus que la pointe des pieds qui bougeaient encore. Puis il disparut sous l’eau. Ils rentrèrent et dirent : - Quelle tristesse, mon partenaire ! Je lui avais pourtant dit de ne pas ne pas nager. Je lui avais dit : “Ne te baigne pas !” Que pouvons-nous faire ? Demain, nous allons le venger et tuer ce crocodile. Ils prirent une ficelle, attachèrent un chien et le jetèrent à l’eau. Le chien aboyait. Un peu plus tard, les autres crocodiles se mirent à le regarder. Ils sortaient, rodaient à proximité. Mais il ne sortait pas. Alors ils reprirent le chien. Le lendemain « tijiji u’ujuju ». - Ce doit être lui, dirent-ils. - C’est lui ! Et ils le tuèrent à la carabine. Ils allèrent le chercher en canoë. Ils l’avaient vraiment tué. Ils tirèrent son corps à terre. Son ventre était énorme. Ils lui ouvrirent le ventre, et virent que son corps était étendu dedans. Il avait été réduit de moitié. Cela sentait mauvais. “C’est lui”. Ils l’emmenèrent. Ils firent un cercueil et creusèrent un trou. Puis ils le mirent dedans. “ Nous ne pouvons rien faire”. Plus tard, ils rentrèrent. Ils firent un long voyage en canoë. Enfin ils arrivèrent. Et là quel ragot ! On lui dit : « Voilà comment se conduit ta femme ici. Elle soûle beaucoup ses beaux-frères et tes frères ! Il ne fit pas attention. Ensuite il prit beaucoup de gens avec lui. Et ils s’en allèrent. Il retourna à Teffé. Et il les fit travailler de la même manière pour fabriquer des canoës et les vendre. Pour finir, il partit sans même avertir ses compagnons. Ils restèrent là-bas, sans que l’on ne sache plus rien d’eux. Là ils arrivèrent. On lui dit à nouveau : - Voilà comment ta femme se conduit ici. Elle fait beaucoup boire ses beaux-frères et absorbe leur semence. Ainsi se conduit-elle. - Oh ! Serait-ce comme ils disent !? Plus tard, il dit à sa femme: - Est-ce vrai ce qu’on raconte à ton sujet ? Je crois que tu es devenue folle. Tu fais boire tes amants ! Tu soûles mes frères pour qu’ils te fassent l’amour [mangent]. Il la disputa alors ils se querellèrent. Puis il l’attrapa et la rua de coups. Il la battit tellement qu’il l’avait ouvert. Après cela, elle dit : - Eh bien, Keyako, tu dis que je ne me gène pas pour avoir des relations sexuelles avec mes beaux-frères en prenant le guarapo. Mais je n’ai jamais été aussi insouciante avec mes beaux-frères. Oui, c’est bien moi qui ai demandé de râper les ananas. Parce que pendant que tu te promènes là-bas, tes ananas se perdent comme si tu n’en avais pas la responsabilité. Tu n’en fais qu’à ta guise ! Pendant ton absence, je demande donc à mes beaux-frères de râper le manioc. Voilà l’histoire dont ils t’ont parlé. Voilà pourquoi je leur ai dit de venir s’asseoir avec moi pour prendre le guarapo. Ce n’ai pas pour avoir des relations avec eux. Comment pourrais-je être aussi insouciante pour que tu entendes une telle histoire? Maintenant que tu m’as dit cela, Keyako, dorénavant, je serais vraiment folle. Peut-être me trouveras-tu rapidement une remplaçante, plus forte et qui ne soit pas aussi dévergondée ! En plus, tu seras le seul à lui faire l’amour. Tout le monde ne lui passera pas dessus! Il n’eut rien à répondre. Et ils vécurent ainsi un moment. Pour finir, elle alla au jardin. Après être rentrée, elle dit à Keyako : - J’en ai vu beaucoup. Que vas-tu faire avec tes ananas qui sont là-bas. Râpe-les dès maintenant, que je puisse en boire avec toi une dernière fois. Dis-le bien à tes frères. J’en ai vu beaucoup. Alors il dit : - Voici la raison pour laquelle je vous parle: Après-demain, vous allez nous en râper. - D’accord. Le lendemain, il fit de la coca, et le surlendemain il alla inviter formellement ses frères. “Ce sera demain”annonça-t-il. Le jour suivant, ils râpèrent les ananas. Puis ils arrivèrent. Là il les salua. - Ainsi ai-je écrasé cette préparation d’ananas. - Bien. Ils parlèrent beaucoup. Et il leur dit : « Vous êtes venu, mes frères. » Puis il leur demanda de manger le tucupi. Et elle les salua. Puis il leur offrit son guarapo. Alors ils le burent. Et il leur offrit la coca pour les faire danser. - Bien. Ils se mirent à danser le luma’la [danse du guarapo]. Et elle alla boire directement l’ananas de là où il avait fermenté ! C’est ainsi qu’elle en retirait ! Déjà elle pensait : « Je vais me tuer ». Alors elle était soûle. Ensuite ils arrivèrent pour l’offre de guarapo. Ils terminèrent [de boire]. Ensuite elle appela les femmes. Et elles allèrent au dessus du guarapo, ainsi les anciens appelaient les femmes pour qu’elles s’en jettent toutes dans la bouche. Après cela, c’était fini. Elle sortit une calebasse de cette grandeur. “Vas-y!” dit-elle. Sers-moi là-dedans l’excédent de folie qu’il me reste, que je puisse la boire avec toi ! Ce sera la dernière fois! Remplis-moi cela bien jusque-là! Et il remplit complètement. Elle le but: ‘glouglou’ Elle le finit. Et elle dit : « Rempli-moi à nouveau, que je puisse encore en boire. » Puis elle dit: - Maintenant, c’est bon. J’ai bu ce qu’il me restait d’insouciance, tant tu dis que je couche avec (mange) mes frères ! Maintenant tu vas pouvoir en prendre une autre qui ne se tapera pas ses beaux-frères. C’est peut-être ainsi que tu feras après avoir dit que j’étais insouciante. Puis elle repartit. Après ils continuèrent à danser. Le curare japa était accroché là. Elle alla tout prendre. Elle l’arracha et se le jeta dans les joues. Elle le mâcha avec sa coca. Cela se mélangea dans son ventre. Très toxique devait être le curare qu’elle avait pris. Plus tard, en pleine nuit, elle continua de danser en pleurant. Puis elle dit: « Beaux-frères, je danse avec vous pour la dernière fois. C’est moi, beaux-frères, que l’on accuse de coucher tout le temps avec vous ici en buvant le guarapo de votre frère. C’est pour cela que votre frère m’a frappée à la tête. Alors, beaux-frères, c’est la dernière fois que je danse avec vous. Ainsi votre frère pourra-t-il prendre une femme irréprochable, qui ne couchera pas. Moi je suis folle, dit-il, alors il m’a beaucoup frappée à la tête. Elle continua [de danser] et se mit à chanter. Puis elle arrêta de chanter, et se mit à pleurer. Elle s’effondra sur le sol de la maloca, en larmes. Ils la relevèrent en pensant qu’elle était seulement soûle. Ils la mirent dans un hamac. Puis elle cria, le poison agissait (pourrissait) dans son ventre. Ensuite elle vomit Ils virent qu’il sortait comme du lait, le poison était tout blanc. Alors ils dirent: - Qu’est-ce que c’est? Ne serait-ce pas du curare qu’elle aurait pris ? Qu’est-ce que cela peut-être ? Puis ils observèrent son corps allongé. Alors sa tante (maternelle) [s’exclama]. Quel était son nom déjà? Kujipuju. - Oh! Quel malheur que ma petite ait mangé je ne sais quel barbasco [poison piscicide] ! C’est la faute de ces êtres inhumains si elle a mangé ce qui la fait mourir. - Allez-y! Qu’elle recrache bien le barbasco ! Là elle cria encore. Enfin elle vomit une dernière fois. Elle agonisa, et sa pensée s’éteignit. - Oh! s’écria sa tante. Quel grand malheur que feu mon enfant se soit tuée ! C’est la faute de ces mauvais individus, si mon enfant s’est empoisonnée ! Ensuite il dit: “Est-ce vrai que la mère de mes enfants s’est tuée ? » Il regarda. Cela faisait un moment que sa pensée était morte. Il vit que sa pensée n’était plus. Keyako tomba en sanglots. Puis il se mit en colère. - Quel grand malheur que la mère de mes enfants se soit tuée à cause de ces mauvais individus ! Toujours ils me disaient : « Ta femme fait boire tes frères pour coucher avec eux » C’est pourquoi j’ai frappé la mère de mes enfants. Elle s’est donc tuée à cause d’eux. Ah! Voilà ce qui s’est passé ! Et il prit sa lance. Désormais nous allons nous entretuer avec vous. Voilà ce qui devait arriver. Ainsi avez-vous traité ma compagne, alors maintenant qu’elle s’est tuée, c’est votre faute. » Il courut après ses frères pour les tuer. “Ah! Comment avez-vous pu faire ça? Et les gens s’enfuirent au loin. “Fuyez donc!” Il les poursuivait tous dans une direction. Ainsi, les danses se terminèrent là, vers minuit. Puis il sortit “Quel grand malheur!” Ensuite il se mit à pleurer. Il sanglotait: “Mère de mon enfant!” Puis il fit aviser ses autres frères. Ils vinrent pleurer avec lui. Ils le disputèrent beaucoup. Ainsi s’était tuée leur tante. Avec elle, l’un de ses fils s’appelait Yajwá, l’autre s’appelait Yatelá. Deux fils avait-elle eu avant de se tuer. Pour finir, il dit à ses frères. “Je vais vivre comme je dirai. Je ne peux pas vivre avec ce deuil, sous un tel malheur. Restez ici sous ce malheur et faites en le deuil, mais moi je ne vais pas rester ici. A partir de là, il s’en alla. Il prit avec lui trois ou quatre Yucuna. Et de même pour les Matapi. Combien a-t-il pu en prendre ? Peut-être trois Matapi. Et des Miraña, il en pris cinq. Avec eux, il descendit tout, même son manguaré [paire de xylophones] pour aller jusqu’à Teffé. Ainsi arrivèrent-ils sur les plages du Tequendama. Et il dit: - C’est ainsi, mes frères. Nous ne pouvons rien faire. Ici allons nous laisser les affaires des anciens. Je ne peux pas les emporter. Ici resterons-nous pour passer le deuil entre nous. Il installa son manguaré sur la plage et il prépara chamaniquement les plumes. Puis ils dansèrent machiwari. Il sortit son manguaré et en joua « ti ti ti ». A partir de là, il poursuivit en dansant le pupura : “Jaiyu jaiyu riyarema, ripinaka wawi pukuuru, rilaneya rilaneya. Riyarema kuwai ai yauije wauye waika jiwani. Jikuyaini wauche” Ainsi virent-ils le jour se lever. Puis ils allèrent dormir. Ensuite ils partirent en abandonnant le manguaré. Il alla travaillé à Teffé. Il resta un an avec eux. Ils vécurent ainsi un bon moment. Mais il ne dit pas à ceux qui étaient avec lui: “Maintenant rentrons” Il les abandonna là-bas. Quelques-uns seulement rentrèrent avec lui. C’était il y a longtemps, et ce jour-là beaucoup d’ancêtres restèrent là-bas, vers Teffé, chez les Brésiliens, Même des Matapi et des Miraña restèrent là-bas. Les gens disent qu’ils y sont encore, mais on ne sais pas. Là-bas, ils parlent peut-être le brésilien aujourd’hui. Certains disent qu’ils y sont encore. Quel est le nom de cette rivière déjà ? Weka'na disent-ils. Là-bas ils auraient les même malocas qu’ici. Ils auraient également des planches à rythmes, manguarés, plumages, etc. Comme ils travaillaient là-bas, il y a peut-être encore des Yucuna à Teffé. C’est ainsi qu’il rentra et arriva chez lui à Weminare. Il resta encore un long moment là-bas avec eux. Puis il redescendit au Tequendama et y fit un abri. Puis il se leva pour descendre plus bas. Et il se rendormit. Qu’avaient-ils pu lui faire ? Sans doute lui avaient-ils jeter un sort pour le faire dormir. Là arrivèrent des Mirabaras auprès de lui. Ils le virent suspendu [dans son hamac] et le saisirent. Là, il se réveilla. Que pouvait-il faire? Alors ils le prirent et le jetèrent dans leur bateau. Puis ils l’emportèrent. Personne ne sait où ils l’emmenèrent. Sans doute qu’ils le mangèrent. On ne sait pas exactement comment cela s’est passé. C’est alors que disparu feu notre ancêtre Keyako. Après il y eut ses enfants Yajwá puis Yatelá. Les descendants de Yatelá sont probablement les ancêtres qui vécurent en aval. Ce sont eux qui se sont divisés pour devenir les ancêtres de Gonzalo. Il y avait alors Kuwínuma, le frère ainé de Kewají. Le fils de Kuwínuma était probablement Jiyapikamari. Le fils de Jiyapikamari était Chapune, et son autre fils était Mayuché. Le fils de Mayuché était Mapapiwaka, l’ainé, et sa sœur ainée Periwelo, après eux, il y avait Jinapikanare et leur cadet Wapirami dont la sœur s’appelait Yachinami, la femme d’Akutí [Agustin Je’rúriwa]. Les fils de Mapapiwaka étaient Kewají Kuya'la, et Chapuke'e leur cadet. Leur sœur aînée était Yukuwelo. La cadette était Namáchiko. Gonzalo est son fils. C’est de là que descendent ses enfants de maintenant. Ensuit il y a ses autres frères, les Jarechina [gens de l’été], du groupe de Chapune. Ils sont consanguins de Gonzalo. Enfin il y a les descendants de Yajwá qui étaient Kapa'umi et Wajacha, dont les enfants étaient Kawaní, l’aîné, puis feu Makapi. Ensuite il y avait feu Junijima. Le fils de Ala’uma était aussi Kapa'umi. Et son fils était sans doute aussi Ala’uma. Son fils était Pedro. Kuchipana devait être l’aîné et Pedro le cadet. Ensuite il y avait peut-être Kati, suivit probablement de Chají. Cela se termine là. Ici s’achève cette histoire.

Détail

  • Autres noms:Yukuna - Matapi
  • Nombre locuteurs: entre 500 et 1000 locuteurs
  • Classification: Langues amérindiennes > Langues Arawak > yucuna
  • Zone géographique: Amérique du Sud > Colombie > La Pedrera et rives du fleuve Miriti-Parana

Nemi

Traduction de Françoise OZANNE-RIVIERRE

Traduction

Histoire de deux lochons d'eau douce, Bac et Dangem. Ils se baignent, se baignent, puis vont s'étendre au soleil. Dangem demande: "Bac, viens m'épouiller !" Bac l'épouille, l'épouille et découvre le trou de son oreille. Il lui demande : "C'est l'entrée de quoi ? - C'est l'entrée d'un royaume. - J'ai envie d'aller voir ce qu'il y a dedans. - Eh bien, vas-y !" Bac pénètre à l'intérieur. Dès son entrée, il plonge dans l'eau, se glisse sous un caillou, s'enfonce dans le sable, puis s'engouffre au creux d'un arbre, se faufile sous un caillou, descend, remonte, va et vient, et Dangem défaille. Il s'écrie : "Grâce ! je sens que je vais mourir ; je t'en prie, ramène-moi à terre". Il le ramène à terre et sort de son oreille. Ils se reposent un moment jusqu'à ce que Dangem demande : "Epouille-moi! " Bac l'épouille à nouveau. Tout en l'épouillant, il voit le trou de son oreille. "C'est l'entrée de quoi ? - C'est l'entrée d'un royaume. - J'ai envie de le visiter. - Eh bien, vas-y ! " Il pénètre dans son oreille, plonge dans l'eau, se glisse dans une anfractuosité, se faufile sous un caillou, descend et remonte, va et vient, et l'autre défaille. Il s'écrie : "Grâce ! je sens que je vais mourir ; je t'en prie, ramène-moi à terre". Il remonte s'allonger, sort de son oreille. Ils restent tous deux allongés un moment, puis se séparent. Mon histoire est finie, à toi d'en raconter une autre.

Détail

  • Autres noms: nem
  • Nombre locuteurs: 320
  • Classification: Langues Austronésiennes > Océanie > Nouvelle-Calédonie > nemi
  • Zone géographique: Océanie > Nouvelle-Calédonie > Hienghène

Langi

Traduction

Il était une fois une personne appelée Misiru fille de Lose. Ses parents lui avaient imposé une interdiction. Que tu ailles juste chercher de l'eau et que tu reviennes à la maison." Alors elle alla pour se baigner dans le point d'eau. Puis un oiseau arriva (Les habits langi traditionnels). Alors là, comment rentrer à la maison? Elle était nue. Alors elle se mit en route en chantant : « Petit oiseau rends-moi mes habits! Petit oiseau, rends-moi mes habits! Tu es petit. Rends-moi mes habits! Ton père est méchant. Rends-moi mes habits! Ta mère est méchante. Rends-moi mes habits! » "Viens, viens, pour te marier avec Mambeya vaa Waari." Alors, elle suivit ce petit oiseau,(in kilangi) Petit oiseau, rends-moi mes habits! Tu es petit. Rends-moi mes habits! Ton père est méchant. Rends-moi mes habits! Ta mère est méchante. Rends-moi mes habits!" "Viens, viens, pour te marier avec Mambeya vaa Waari. » Puis ils se mirent en route. Puis la nuit est tomba. Puis ces habits, le petit oiseau se posa et la recouvrit avec les habits. Dès que le coq se mit à chanter, il les reprit. « Petit oiseau, rends-moi mes habits! Tu es petit. Rends-moi mes habits! Ton père est méchant. Rends-moi mes habits! Ta mère est méchante. Rends-moi mes habits!" "Viens, viens, pour te marier avec Mambeya vaa Waari. » Alors ils se dirent : "nous devons partir." Une deuxième fois, la nuit tomba en route. Alors ils dormirent encore. Le coq se mit à chanter. Le petit oiseau prit les habits. Encore, ils repartirent. Puis ils arrivèrent à la maison Et le petit oiseau, on lui donna un tout petit peu de mil. Alors il picora, picora, picora. Et après, qu'est-ce qu'il fallait qu'il fasse? Il partit. A la femme, on lui rendit ses habits, ses habits à elle on lui rendit, et elle se les noua. Puis on la maria à cet homme, Et là, elle dit : "Renvoie-moi chez moi!" Il répondit : "Attends jusqu'à ce que tu aies un enfant." "Renvoie-moi chez moi!" Il répondit : "Attends jusqu'à ce que tu en aies deux." "Renvoie-moi chez moi!" Il répondit : "Attends jusqu'à ce que tu en aies trois." "Renvoie-moi chez moi!" Il répondit : "Attends jusqu'à ce que tu en aies quatre", jusqu'à ce qu'ils aient dix enfants. "Renvoie-moi chez moi!" Alors il dit : "Allons-y donc!" Elle partit devant, avec son mari et ses enfants. Puis, une fois en chemin, Alors la femme dit : "D'accord." Puis elle dit : "La vôtre, c'est laquelle?" L'homme dit : "La nôtre, c'est celle du lion". La femme dit : "La nôtre, c'est laquelle? c'est celle des Vasi. La nôtre, c'est celle de la pluie." Alors ils s'y mirent sur le champ. Ils ont commencé à se montrer leur magie. Puis l'homme commença : Les rugissements sont lointains, notre lion. Les rugissements sont lointains, lion à crinière. Les rugissements sont lointains. » Puis, il y eut un rugissement, loin! loin, loin, loin, loin. Puis c'est la femme qui dit : Que je tire le sisal de la terre, notre pluie. Que je tire le sisal de la terre. Pluie, tombe en bruine! Que je tire le sisal de la terre. » Alors le tonnerre se mit à gronder, « gegegegege », puis les éclairs, puis cet homme, sa jambe … hop! bing! Puis ils continuèrent : « Les rugissements sont lointains. Les rugissements sont lointains, notre lion. Les rugissements sont lointains, lion à crinière. Les rugissements sont lointains. » Alors, le lion rugit, juste à côté. Il s'approcha tout près, aussi près que d'ici à la citerne. Puis la femme se mit à chanter : « Que je tire le sisal de la terre Que je tire le sisal de la terre, notre pluie. Que je tire le sisal de la terre. Pluie, tombe en bruine! Que je tire le sisal de la terre. » Et des éclairs éclatent Ils continuèrent comme ça jusqu'à ce que l'homme dise : "Les rugissements sont lointains." Puis le lion s'approcha, et elle se mit à chanter : « Que je tire le sisal de la terre. Que je tire le sisal de la terre, notre pluie. Que je tire le sisal de la terre. Pluie, tombe en bruine! Que je tire le sisal de la terre. » Un bras… bing! Arraché par l'éclair. Alors il est resté avec quoi? Il est resté juste avec le tronc. Les rugissements sont lointains, notre lion. Les rugissements sont lointains, lion à crinière. Les rugissements sont lointains. » Bing! et s'arracha son cou. Puis le lion est arrivé et il avala la femme. Puis l'homme devint un tronc. Et les enfants, ils sont laissés là. Alors, ils dirent : "Qu'est-ce que nous devons faire?" Ils s'en allèrent en marchant les uns devant les autres. Pour où? Chez leur grand-père, Monsieur Lose. Ils dirent : "Nous sommes à toi, Misiru, Misiru fille de Lose." Il dit : "Quoi! Jamais de la vie. Ma Misiru s'est perdue il y a très longtemps. Pourquoi me faites-vous repenser à Misiru? Ce que vous mangerez, c'est de la bouillie au son et aux crottes. Alors le vieillard se mit sur le tas de fumier. La vieille se rendit au point d'eau. Ce jour-là elle entendit des petites voix qui chantent : « Misiru de Lose, un monstre l'a engloutie en chemin. Misiru fille de Lose, un monstre l'a engloutie en chemin. Misiru de la solitude, un monstre l'a engloutie en chemin. » "Ah! Ces enfants sont des enfants." En allant au point d'eau elle entendit des petites voix chantant. Puis elle dit : "Oui, ce sont tes petits-enfants. (Vous allez leur chanter). Ils vont dire : Misiru de Lose, un monstre l'a engloutie en chemin. C'est quoi, ça?" Elle dit : "Toi, aujourd'hui, viens leur dire : 'je vais au point d'eau, je pars. Puis tu reviendras en passant par derrière pour écouter." La vieille s'en alla au point d'eau, Puis qu'est-ce qu'elle allait entendre? Des petites voix qui chantent en écrasant leur son de blé : « Misiru de Lose, un monstre l'a engloutie en chemin. Misiru de solitude, un monstre l'a engloutie en chemin. » Ah! Puis cette vieille encore : "Ah!" Puis : "Ohé enfants, qu'est-ce que vous chantez là?" Puis elles se turent. Puis elle dit à son mari : Comment se fait-il qu'ils chantent une chanson sur Misiru?" Puis elle dit : "Vieillard, demain essaie de te cacher Nous, on partira, l'un au champ, l'autre ailleurs, alors que ce sera juste une ruse." Ils ont fait la ruse. Ils sont partis. Puis ils (ont dit) : "Ecoute". « Misiru de Lose, un monstre l'a engloutie en chemin. Misiru de solitude, un monstre l'a engloutie en chemin.  » Le vieillard leur dit : "Enfants, d'abord, à qui êtes-vous? Qu'est-ce que vous chantez, là?" Ils répondirent : "Nous, nous sommes à toi, Misiru. Ils se sont montré la magie en chemin. Oui, papa et maman. Puis papa s'est fait avaler, Puis elle s'est changée en tronc. — Tu me montreras l'endroit où se trouve ce tronc. — Oui, répondirent les enfants, Alors le vieillard aiguisa sa hache, Puis, le vieillard se mit à le tailler. Et l'enfant, de l'intérieur du tronc, par terre, "Père, coupe doucement, sinon tu vas me couper." Puis son enfant sortit. Puis ils se mirent en route pour la maison, en marchant les uns devant les autres. Puis ils arrivèrent à la maison. "Apporte une chèvre et un oiseau!". Puis ils se sont assis faire la fête. Puis les enfants dirent à leur mère, Puis elle dit à ses parents : "Ce que mes enfants ont mangé, c'est ce que je mangerai." Et les vieux? Ils étaient remplis de honte. Les petits-enfants étaient anéantis [par la maladie]. Alors : "Apporte des médicaments. Et vous, les enfants, vomissez cette pâte de crottes et cette bouille de son." Alors, ils redevinrent des humains.

Bahing

Traduction de Boyd Michailovsky (Pangloss)

Traduction

The orphan Koktisala, his elder sisters Jawa and Khluwa, and Koktisala's bride Tsampiyungma. (1) The sisters plot to kill Koktisala. He tricks them into believing they have killed him and escapes. (2) Koktisala goes fishing. He repeatedly catches a rock, which he brings to his shelter. (3) He surprises the rock doing housework; she becomes his wife. (4) She teaches him to build a house and to get seed for planting from the crop of a bird. (5) (s88) The sisters decide to separate. They quarrel. The elder flies off. (6) The younger is killed by an ogre. She is revived by her sister. They live together. (7) (s121) Koktisala and Tsampiyungma decide to perform ancestor-worship, for which they must call the sisters. A cock delivers the invitation. (8) Hearing their brother's name, they are frightened at the ill-omen and chase after the cock to kill it. (9) The cock leads them to the brother's house, but they fly away from shame. (10) Tsampiyungma has noticed that the sisters are pregnant and puts out berries craved by pregnant women. (11) The sisters come back, each bringing four cooking pots as marriage prestation. They fly off again without eating the berries. (12) The married couple dances. The story accounts for agriculture, house-building, sacrifice to the house-pillar, and marriage prestations. Ritual specialists recite it in ritual style, but here it is told in everyday language, apart from a few characteristic "binomial expressions". The narrator is an elderly woman, Jayalachhi (b. 1905, d. 1974).

Détail

  • Région: Sagarmatha Zone, northeast Okhaldhunga district, Harkapur, Ragdip, Bigutar, Baruneswor, Okhaldhunga, Rumjatar, Barnalu, Mamkha, Ratmate, Serna, Diyale, and Bhadaure VDCs (Rumdali dialect); mid southeastern Okhaldhunga district, Ketuke, Moli, Waksa, and Ubu VDCs (Tolocha dialect); Solukhumbu district south tip, Necha Batase and Sallyan VDCs; Khotang district; Kathmandu.

Coquilles

  1. Affiliation de Lisa Brunetti. Elle n'est plus à Lyon 2. Elle est enseignant-chercheur à Paris Diderot et rattachée au Laboratoire de Linguistique Formelle. Correction à faire sur les langues suivantes. CORRIGÉE
    1. Espagnol
    2. Catalan
    3. Italien
  2. Améliorer les pages des langues documentées par M. Bernard Caron. Rajouter des photos, des transcriptions ainsi que un nouveau découpage en paragraphes.
    1. Hausa
    2. Naija
    3. Zaar. Il faut corriger l'emplacement géographique de cette langue. Elle se situe à Tafawa Balewa (état de Bauchi) au Nigéria. CORRIGÉE
  3. Corriger le prénom de Mme Nora Emilie Fangel-Gustavson (il est écrit Noora) dans la page du Saami de Lule CORRIGÉE
  4. Page dédiée au Dialecte arabe de Zabid CORRIGÉE
    1. Famille de langue sémitique et non seitique
    2. Remplacer transcription par Traduction
    3. Rajouter la transcription
  5. Dan
    1. Une petite coquille: dans la colonne "Pays", pour le Dan, nous avons "Liberai", au lieu de "Liberia". CORRIGÉE

Références

  1. Valorisation/Appel à projets interne
  2. Cartographies linguistiques du Max Plank Institute
  3. World Atlas of Language Structures
  4. Glottolog